Bras de fer avec la FIFA : La FIF joue son va-tout

En saisissant le Tribunal arbitral du sport, la FIF espère gagner du temps.

Le différend entre la FIF et le G42, transporté devant l’instance mondiale du football (FIFA), a pris une autre tournure. Le bras de fer se joue désormais devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).

La crise du football ivoirien a pris une nouvelle tournure depuis le 18 mai. Après avoir noté des incohérences dans l’audit commandité par la Fédération internationale de football amateur (FIFA), la Fédération ivoirienne de Football (FIF), qui s’est vue retirer l’apport de la FIFA, a décidé d’ouvrir le volet judiciaire de la crise et de saisir le Tribunal arbitral du Sport pour ce qu’elle appelle un « acharnement » de l’instance internationale. 

Pomme de discorde Les émissaires de la FIFA sont catégoriques. Pour eux, l’article 37 alinéa 7 du règlement intérieur, qui stipule que « dans le cadre de l’exercice de ses tâches, la commission d’audit et de conformité peut demander tout type d’information à tous les autres organes, unités, officiels et personnes au sein de la FIFA et est en droit de mener ou d’autoriser des enquêtes sur toute question relevant de son champ d’action » leur donne libre cours pour auditer tous les comptes de la FIF. Mais, à la fédération ivoirienne, l’on soutient plutôt que la FIFA « ne peut auditer que les textes et les fonds qu’elle octroie aux fédérations », d’après son Secrétaire exécutif, le préfet hors grade Sam Etiassé. Toutefois, les émissaires de la FIFA ont pu interroger, et devraient poursuivre ces activités, des personnalités ivoiriennes ayant géré à un moment quelconque le football ivoirien, comme l’ex ministre des Sports Alain Lobognon.

Virage dangereux La saisine du TAS ouvre plusieurs hypothèses. S’il tranche en faveur de la FIF, celle-ci pourra s’en prévaloir pour refuser tout audit. Dans le cas contraire, non seulement la FIFA mènera à terme son audit, mais son verdict pourrait aboutir à la suspension de la fédération, de son personnel et de ses officiels, avec pour conséquence la suspension des clubs ivoiriens engagés dans les compétions africaines. L’équipe nationale pourrait toutefois y participer, comme celle du Cameroun qui, après la suspension de la fédération, a vu un comité de normalisation être mis sur pied depuis quatre ans. Le Président Sidi Diallo et son comité exécutif ont donc décidé de jouer le tout pour le tout.

Ouakaltio Ouattara

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