La Côte d’Ivoire célèbre une victoire culturelle majeure. L’attiéké, plat emblématique à base de manioc fermenté, a été officiellement inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO, lors de la 19e session du comité intergouvernemental, tenue le 4 décembre dernier à Asunción, au Paraguay.
Cette décision consacre non seulement une spécialité culinaire prisée, mais aussi un savoir-faire ancestral, transmis de génération en génération, principalement par les femmes. Ramata Ly-Bakayoko, déléguée ivoirienne auprès de l’UNESCO, a salué cette reconnaissance en soulignant que l’attiéké est « profondément enraciné dans la vie quotidienne » des Ivoiriens.
Le gouvernement ivoirien, sous la direction du Président Alassane Ouattara, a exprimé sa fierté et réaffirmé son engagement en faveur de la préservation et de la promotion du patrimoine culturel national. Des initiatives éducatives et touristiques seront lancées pour valoriser l’attiéké et renforcer son rôle dans la gastronomie mondiale.
Plat convivial, l’attiéké transcende les frontières du simple repas. Il incarne un lien intergénérationnel et une source d’autonomie économique, particulièrement pour les femmes. Sa fabrication minutieuse, du râpage du manioc à la cuisson à la vapeur, témoigne d’un héritage artisanal précieux.
Avec cette inscription, la Côte d’Ivoire affirme sa place sur la scène culturelle internationale. Cette reconnaissance ouvre une nouvelle ère, où traditions et modernité s’entrelacent pour célébrer la richesse de l’identité ivoirienne. Plus qu’un plat, l’attiéké devient un symbole universel de partage et d’authenticité.
Siondenin Yacouba Soro