Grandes écoles : Les enseignants dénoncent des discriminations

A l’image des enseignants des universités publics, ceux des grandes écoles, souhaitent une amélioration de leurs conditions.

Alors que le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique procède à l’autopsie des universités afin de déceler les problèmes qui l’ont gangrenée, les enseignants du privé, eux, veulent plus de justice dans leur traitement.

Faut-il s’en inquiéter ? La fixation des taux horaires dans les grandes écoles est devenue un mal qui déchire le système. Dans le milieu de l’Enseignement supérieur privé, les enseignants sont payés à la tête du client. Quand elle ne lui revient pas, le fondateur a tendance à fixer une rémunération au rabais. C’est du moins le diagnostic fait par le Syndicat des enseignants du supérieur «(SYNESUP). Pour René Yao, secrétaire général, le mal a la forme d’un tueur silencieux, parce qu’on en parle tout bas en général. Mais il est temps de mener la bataille administrative afin de corriger cette forme de discrimination, préconise-t-il. « Aujourd’hui, il faut harmoniser les taux horaires. Le plancher indiqué est de 5 000 francs CFA par heure. Mais chaque fondateur fixe son taux en fonction de la tête de l’enseignant. Et non par rapport à sa compétence. Le plus souvent, ce taux tourne autour de 2 500 FCFA.  Il faut que cela cesse », souhaite-t-il, indigné. Les revendications des enseignants à ce propos durent depuis environs sept ans. Dorénavant, a compris le leader du SYNESUP, il faut faire plus. Déjà, des rencontres sont prévues pour la fin avril avec l’ensemble des syndicats, avec pour objectif de commencer un véritable plaidoyer. Après avoir bloqué, des mois durant, les soutenances du Brevet de technicien supérieur (BTS), le SYNESUP assure qu’après le paiement paiements des arriérés de primes relatives aux examens, les soutenances à venir devraient pouvoir se tenir aux dates officielles. « Aujourd’hui, tout va bien. Nous pensons que les prochaines soutenances auront lieu vers fin avril, juste après les congés de Pâques, parce qu’à notre niveau il n’y a plus de revendications en lien avec le paiement des primes », promet M. Yao. Au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, un proche collaborateur du ministre Albert Mabri Toikeusse s’est dit surpris que les enseignants du supérieur portent ce genre de revendications au niveau du ministère. Dans tous les corps de métier, dit-il, tout le monde n’a pas les mêmes rémunérations, malgré les diplômes.

Raphaël Tanoh

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