BASSAM AN II : Les Ivoiriens pansent leurs blessures

Les récents évènements de Ouagadougou ont réveillé les vieux souvenirs à quelques jours de la commémoration de l’an 2 l’attaque de Bassam.

Au moment où la ville de Grand Bassam s’apprête à célébrer le deuxième anniversaire des attentats terroristes qui ont endeuillé la cité balnéaire, d’autres terribles attaques, du même genre, ont frappé de plein fouet le Burkina Faso, comme pour rappeler à chacun que la vigilance doit toujours rester de mise.

L’émoi et la désolation qui s’étaient abattus sur la ville de Bassam  après ce funeste après-midi du 13 mars 2016 ont progressivement laissé place à un sentiment d’amertume et au désir d’aller néanmoins de l’avant chez les populations. Résilients, à l’image de la société ivoirienne en général, les habitants de Grand Bassam ont même fait une représentation caricaturale de cet évènement tragique lors de l’édition 2017 du plus grand festival culturel de la région, l’Abyssa, pour témoigner de leur capacité à se relever après un choc de cette ampleur.

Souvenirs douloureux Même si la peur demeure encore vivace dans les esprits. Paule Traoré, habitante de la ville, regrette que, deux ans après le drame, « l’image de Bassam continue de porter le sceau de cette attaque terroriste. On n’y pense pas tous les jours, certes, mais à chaque fois qu’on entend parler d’attentat ailleurs dans le monde il y a la crainte qu’on ressent de voir se reproduire les mêmes choses ici ». Au-delà  de ces souvenirs douloureux, Bassam veut pouvoir tourner la page. Pour la commémoration de l’An II de ce drame, qui a causé la mort de 19 personnes, une journée sera organisée en mémoire des victimes. Et les idées ne manquent pas. Au-delà du recueillement, l’occasion sera donnée aux amoureux du vélo de « Pédaler pour la paix ». L’objectif étant de réunir plusieurs personnes autour d’une procession qui ira d’Abidjan à Grand Bassam. « Nous allons partir de la place Akwaba jusqu’à l’hôtel Étoile du sud de Grand Bassam, où il y aura une cérémonie de recueillement »  annonce le conseiller presse et des affaires culturelles de l’Ambassade des États Unis en Côte d’Ivoire, Daniel Langenkamp.

Le ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’emploi des jeunes et du service civique, Sidy Tiémoko Touré, pressenti pour être en tête  du peloton des cyclistes « pour la paix » a salué cette initiative, qui, pour lui, va « au-delà de la commémoration de la mémoire des victimes. C’est aussi une activité sportive et écologique », qui mérite d’être promue et à laquelle il a invité la jeunesse à prendre part.

Malick SANGARÉ

 

 

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