Adou Richard : « Tous ceux qui tiendront des propos, tendant à fragiliser le tissus social, répondront de leurs actes »

 Le procureur de la république, du Tribunal de Première Instance (TPI) d’Abidjan , M. Adou Richard a  tenu ce 04 août 2018, une conférence de presses à son cabinet sise au Plateau, sur l’affaire « pasteur  Israel N’Goran Koffi Konan arrêté pour propos tribalistes et xénophobes sur les réseaux sociaux ».

Le mercredi 01 aout 2018, M.  Israel N’Goran Koffi Konan, se disant pasteur a été interpellé à Agboville, pendant qu’il réalisait une vidéo en direct, sur les réseaux sociaux. M. N’Goran était recherché, depuis la réalisation d’une précédente vidéo dans laquelle il tenait  des propos à caractère xénophobe, tribalistes et incitant à la haine. « Acquérir le pouvoir économique. Quand ils sont assis dans le pouvoir économique, troisième et dernière tranche, ils sont à la recherche du pouvoir politique. C’est la phase suprême pour dominer les autochtones. Les dioulas en particulier sont le souci de la Côte d’Ivoire. Les Libanais agissent mal, au travers de leur entreprise et de leur mépris pour la peau noir, je parlerai de  leur cas plus tard. Les Marocains sont dans le même cas. Mais nos ennemis, parce qu’ils ont poussé à l’intérieur comme une gangrène, ce sont les dioulas. Dès lors qu’ils se sont assis, parce qu’aujourd’hui les dioulas ont assez de pouvoir politique et leur parti politique, principalement  c’est le RDR. C’est leur parti. D’autre ce sont glissé au FPI, d’autre au PDCI mais leur parti qu’ils ont fondé, même si c’est en complicité avec nos frères Ivoiriens, parce que fondé par des étranger est aujourd’hui dirigé par eux. Donc la cible politique, ils l’ont eu. Ils n’ont pas encore eu le temps de nous étouffer, mais ils sont en train de nous mettre à genou. Si les ivoiriens croient que je suis en train de plaisanter, ils n’ont qu’à rester là…. » a déclaré N’Goran dans l’une de ces vidéos.

Ces propos étant d’une extrême gravité aux dires du procureur, ont conduit à son arrestation et à son déferrement au parquet, avec une information judiciaire suivit d’un mandat de dépôt requis contre lui. Il a été conduit ce matin, devant la juridiction compétente où il est, en ce moment  auditionné, par le juge d’instruction. Le procureur a insisté sur le fait que « le parquet mettra tout en œuvre, pour rechercher, interpeller et traduire devant  les juridictions répressives, tous ceux qui tiendront des propos tribalistes, xénophobes et haineux  afin de leur faire subir la rigueur de la loi pénale ».

Selon la loi, ces actes constitutifs d’infractions sont prévus et punis par la loi aux articles 200- 201 du code pénal de la loi sur le tribalisme voté depuis 2008. Ils sont passibles à des peines d’emprisonnement et d’amende. 10 années de prison pour l’individu coupable et 5 millions FCFA d’amende. Pour les Propos  tenus et diffusés dans la presse et sur les réseaux sociaux, l’amende passera à 10 millions et 20 ans d’emprisonnement.

En Côte d’Ivoire, la résurgence depuis quelque temps, des propos incitant au tribalisme et à  la  xénophobie, tendant à troubler gravement l’ordre public et à occasionner des conflits intercommunautaires sont récurrents sur les réseaux sociaux, et même à l’occasion de certaines cérémonies.

Marie-Brigitte KOMONDI

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