Fonction publique : Faut-il remanier le concours des instituteurs adjoints ?

Soulagement pour les candidats, inquiétude pour les enseignants et détachement chez les parents d’élèves : c’est le sentiment général que produit aujourd’hui le concours des instituteurs adjoints.

Le concours d’entrée au Centre d’animation et de formation pédagogique (CAFOP) session 2019, au titre des instituteurs adjoints, vient d’être lancé. Les inscriptions ont débuté le 12 novembre dernier et prennent fin le 28 février prochain. Sont concernés les Ivoiriens titulaires d’un Brevet d’études du premier cycle (BEPC) âgés de 18 à 36 ans au plus tard le 31 décembre 2018. Mais il y a un hic. Avec ce type de recrutement, le débat autour du niveau de l’enseignement primaire refait surface.

Formation au rabais ? Pour le Mouvement des instituteurs pour la défense de leurs droits (MIDD), seuls les candidats titulaires du diplôme du baccalauréat de l'enseignement secondaire devraient être autorisés à concourir à l'entrée dans les CAFOP. Cela conformément à un audit technique qui stipulait que ce recrutement entravait la qualité de l'éducation. Soulevée dès 2016, cette préoccupation est devenue depuis l’un des axes majeurs du syndicat. « Pour le MIDD, cette politique rabaisse l’enseignement. Il faut en changer », explique Gnobo Paul, Secrétaire général du syndicat. Même son de cloche chez les enseignants du Mouvement pour l'union des enseignants de Côte d'Ivoire (MUNECI). « Il faut être cohérent. Avant, cela pouvait se comprendre. Le niveau du BEPC, des années 70 jusqu’en 90, était bon. Mais l’école s’est détériorée. Le BEPC n’a presque plus aucune valeur. Alors nous proposons un concours d’instituteurs adjoints avec le baccalauréat. Et on demandera la licence pour les instituteurs ordinaires », suggère Abba Eban, Président du MUNECI. Parents d’élèves et d’étudiants ont leur idée. « On voit très bien qu’il ne s’agit pas de niveau. Quand le concours est lancé, ce ne sont pas uniquement les titulaires du BEPC qui viennent. Vous verrez des détenteurs de baccalauréat et même de licence se présenter », explique Claude Kadio, Président de l’Organisation des parents d’élèves et d’étudiants de Côte d’Ivoire (OPEECI). Pour lui, cette politique ne pose aucun problème. Les candidats ? Pour eux aussi  tout est bon. « Dans les documents, il est demandé au candidat si celui-ci possède d’autres diplômes que le BEPC. Ce n’est pas un hasard », répond Vamoussa Bamba, en terminale cette année et qui a déjà passé le concours. Une situation qui, selon le ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, montre que la fonction enseignante intéresse de plus en plus les Ivoiriens.

Raphaël TANOH

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