Transports : le dilemme des passagers de Yopougon

Payer plus ou prendre du retard, c’est le dilemme quotidien des habitants de Yopougon, dont le trajet par l’autoroute du nord, embouteillée, entraine la hausse exorbitante des tarifs.

C’est dur de quitter Yopougon entre 6h00 et 9h00 si on doit passer par l’autoroute », se lamente Fulgence Koffi, agent d’une société de micro finance située à Adjamé. Dans une rue du carrefour Akadjoba, à la Sideci, un quartier dans l’ouest de la vaste commune de Yopougon, un attroupement d’hommes, de femmes, d’élèves et de travailleurs scrute l’horizon. Tous ont le regard rivé sur leur montre qu’ils consultent par intermittence. Onze kilomètres à parcourir, et le temps passe. À 07H00, le retard est assuré. Les minicars, les gbakas, ne manquent pourtant pas. Mais le problème réside dans le fait qu’ils ne consentent à sortir de Yopougon qu’au double du tarif, par peur de s’enliser dans un embouteillage où ils risquent de « perdre tout le temps », comme l’explique Idriss, un chauffeur de la ligne Adjamé-Yopougon. « On ne fera jamais notre recette à ce rythme-là », justifie- t-il en klaxonnant. Pour Félix Adopo, agent de sécurité, c’est « tout le monde qui souffre en restant coincé dans les embouteillages. Notre argent n’augmente pas non plus quand on reste sur place pendant tout ce temps !», dit-il agacé. Les gbakas contiennent 16 à 22 places. Aussi, les recettes quotidiennes à verser aux propriétaires dépendent du type de véhicule et oscillent entre 20 000 et 30 000 francs CFA. Pour palier le manque à gagner, les tarifs passent de 200 francs CFA à 300, voire 700 francs CFA, pour pouvoir relier Adjamé. Pourtant, paradoxalement, « le prix du carburant a baissé » à 570 francs CFA le litre depuis près d’une année, comme le fait remarquer Laurent Kodjo, un usager. Plus que jamais, conducteurs et passagers espèrent la réalisation du pont reliant Yopougon à Treichville, annoncée en 2002, de même que la mise en service d’une nouvelle société de transport lagunaire, dont les bateaux-bus permettraient à une grande partie de cette population de se rendre au Plateau et à Treichville pour travailler.

Michèle Irié

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