Forum des marchés d’Adjamé: Les commerçants annoncent une grève de 48 heures

Les commerçants du Forum des marchés d’Adjamé, rentreront en grève pour 48 heures à partir du lundi 12 février 2018, pour protester contre les mauvais agissements de la société promotrice de ce marché, la Société ivoirienne de concept et de gestion (SICG), et de ses dirigeants dont M. Saïdi Mohamad Jamal. Cette annonce émane de la Fédération nationale des acteurs du commerce de Côte d’Ivoire (FENACCI), qui a animé une conférence de presse, le jeudi 8 février au sein de ce marché mythique, en compagnie de l’ensemble des commerçants et de ses syndicats et associations professionnelles de base.

« La FENACCI entend observer une période de grève de deux jours avec fermeture des espaces commerciaux sur toute l’étendue du territoire communal d’Adjamé, jusqu’à ce que les droits et intérêts moraux des commerçants exerçant en Côte d’Ivoire soient respectés, jusqu’à ce que la dignité de la personne du commerçant soit reconnue et respectée », a lancé le Directeur des affaires juridiques de la FENACCI, Maitre Abdoulaye Kaboré.

Selon les explications données par le conférencier, le Forum des marchés d’Adjamé, livré en 2001 après la destruction de l’ancien marché, est née du contrat de bail à construction passé entre la commune d’Adjamé et la SICG dirigé par M. Saïdi Mohamed Jamal. Suivant ledit contrat, l’entreprise promotrice (la SICG) avait un droit de jouissance exclusive des constructions pour une période de 25 années consécutives. Ainsi, avant le démarrage des travaux, le promoteur fit souscrire les commerçants installés dans l’ancien marché sur la base des plans et maquettes architecturaux conçus, et à la prise des lieux par ceux-ci en 2001, la SICG leur fixera à nouveau des loyers allant de 75 000 à 150 000 franc CFA selon la superficie du magasin attribué. De nouvelles clauses qui susciteront le désaccord des commerçants vu qu’ils étaient les pourvoyeurs des fonds qui ont servi à la construction de l’édifice. Finalement, en 2003 sous l’impulsion du Premier Ministre d’alors, et du ministre du commerce, un règlement consensuel sera trouvé, invitant les commerçants à payer à la SICG, une certaine somme d’argent complémentaire en contrepartie de la cession définitive par elle à leur profit de son droit de jouissance concédé par la marie d’Adjamé. Et selon Me Kaboré, cela fut entériné par la signature d’un avenant entre et la SICG et la mairie la même année, qui précisait que le promoteur cédait définitivement ses droits aux commerçants représentés par l’Association des commerçants du grand marché d'Adjamé (ACOPROMA) et la somme globale complémentaire à payer par les commerçants s’élevait à 2,274 milliards de franc CFA. « Cette somme a été payée en partie quoiqu’il reste encore à ce jour un reliquat à percevoir par la SICG sur certains commerçants défaillants. Chose qu’ils solderont quand le rapprochement à faire pourra asseoir le montant reliquataire exact et les commerçants encore débiteurs », a précisé le conférencier, qui dénonce cependant la mauvaise foi de M. Saïdi et la SICG, qui au mépris des accords passés, pose des actes tendant à spolier les commerçants de ce marché de leurs installations et outils de productions. Au vu de plusieurs griefs commis par le promoteur, la FENACCI en appelle à l’arbitrage des autorités administratives compétentes afin de trouver des solutions idoines pérennes pour la bonne marche de ce secteur. Car si rien n’est fait, elle entend étendre son mot d’ordre de grève à tous les marchés de Côte d’Ivoire.

Anthony NIAMKE     

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