Rentre des classes : chacun y va de ses moyens | Journal d'Abidjan

Rentre des classes : chacun y va de ses moyens

Une rentre qui sannonce difficile pour certaines familles.

La nouvelle année scolaire 2016-2017 pointe déjà le bout du nez. Une période difficile pour les parents qui se doivent d’inscrire leurs enfants à l’école. « Depuis quelques jours, je suis angoissé par le jour J, qui approche », affirme Israël Ogbou, qui dit avoir à scolariser 4 enfants dans le privé. N’ayant pas d’argent, ce père de famille espère voir un miracle se produire. Pour Madame Jacqueline Zadi, veuve, la rentrée des classes n’est pas à l’ordre du jour. « Je n’ai pas d’argent actuellement pour inscrire mes garçons. Donc je n’y pense pas», lâche-t-elle. Dans la famille Karamoko à Treichville, l’ambiance est plutôt relaxe. Depuis la mi-août 2016, des dispositions ont été prises pour régler la scolarité des 6 enfants, via le service « mobile money ». Quant aux fournitures et tenues scolaires, ils sont en cours d’achat.

Faible affluence
Dans les librairies visitées, le constat fait état d’une très faible affluence. Même si la clientèle se fait désirer, Christelle Douh, gérante d’une librairie à Marcory, espère épuiser son stock de fournitures d’ici quelques semaines. Dans certaines grandes surfaces, malgré les promotions spéciales, les rayons restent en- ’ ’ core vides et attendent impatiemment les clients. Dans les « librairies parterre», le constat est le même. Sauf que quelques parents y viennent pour se renseigner sur les prix des articles scolaires. Certains, comme M. Diaby, « préfèrent faire leurs achats ici pour bénéficier de coûts moins élevés », en dépit de l’état vieillot des livres vendus.

Course aux prêts bancaires
Grace au prêt de 2 millions de francs CFA reçu de sa banque depuis le mois d’août, M. Aristide Djoulo, à Adjamé, dit avoir aisément assuré la rentrée scolaire de ses enfants. Comme lui, d’autres parents ont recours aux banques en cette pé- riode de l’année. Des prêts allant jusqu’à 5 millions de francs CFA leurs sont proposés, avec des taux d’intérêt de 8% en moyenne, et remboursables sur une période convenue avec la banque. Une sève salvatrice pour ces derniers qui ne cachent pas leur joie dès son obtention.

Anthony NIAMKÉ

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