LHpital de la Charit ouvre ses portes Bingerville | Journal d'Abidjan

LHpital de la Charit ouvre ses portes Bingerville

Lhpital mre enfant devrait tre en tte de la lutte contre la mortalit infantile.

N de la volont de la Premire Dame de Cte dIvoire, Dominique Ouattara, lHpital Mre Enfant de Bingerville ouvre ses portes ce 16 mars 2018. Cet tablissement fort caractre social vient combler un grand vide dans le secteur de la sant maternelle et infantile en Cte dIvoire

Le secteur de la santé en Côte d’Ivoire a longtemps été parmi les plus sinistrés, si bien que les nombreux efforts consentis par les autorités semblent toujours être comme une goutte d’eau dans la mer. Fort de ce constat et sur la base des observations qu’elle a pu faire lors de ses missions à l’intérieur du pays, comme l’a confié la Directrice de la fondation Children Of Africa, Nadine Sangaré, « Dominique Ouattara a décidé de mettre en place le projet de construction d'un hôpital entièrement dédié à la mère et à l'enfant ». Bâti sur une superficie de 4,9 hectares, cet établissement financé essentiellement grâce aux donateurs de la fondation Children of Africa, a coûté environ 25 milliards de francs CFA, 18 pour la construction et 7 pour l’équipement.

Pour le social ?  Tout ce qui est gratuit à un coût dit l’adage. L’hôpital Mère Enfant de Bingerville (HME) se présente comme un établissement privé avec une mission de service public, à but non lucratif. Il accueillera 75 % d'assurés, de patients directs, et 25 % de cas sociaux. L’ensemble des services est destiné prioritairement aux enfants de 0 à 18 ans et aux femmes souffrant de pathologies en rapport avec la santé de la reproduction. Avec une capacité d’accueil de 130 lits, le HME, qui a pour objectif de contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité maternelle, néonatale, infantile et juvénile, devrait permettre « de rehausser le niveau de l'offre de soins de l'aire sanitaire et, par ricochet, de la Côte d'Ivoire, avec un rayonnement national et sous-régional », explique son Président du conseil d’administration (PCA), le Docteur Ibrahim Séga Sangaré. Un pari pas gagné d’avance dans un pays où environ 16 femmes meurent chaque jour de complications liées à la grossesse ou à l'accouchement et 20 autres souffrent de blessures ou d’invalidité. Avec les quatre principaux pôles techniques, les administrateurs espèrent contribuer à réduire ses chiffres alarmants.  De façon générale, c’est l’ensemble du système sanitaire ivoirien qui a besoin d’équipement et de plus de rigueur dans la gestion pour réduire la courbe des décès en couches.

Malick SANGARÉ

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