Denis Kouassi: « Nous attendons encore les arriérés de 1988 »

Denis Kouassi, Président du Collectif des fonctionnaires retraités plaide pour ses membres.

Dans cette interview, Denis Kouassi, Président du Collectif des fonctionnaires retraités revient sur les acquis et les attentes de ses collègues

La réforme sur la pension de retraite est appliquée depuis quelques mois. La majoration pour famille nombreuse, les allocations familiales, le recours au dernier traitement indiciaire pour le calcul de la retraite, etc. Quel est votre appréciation ?

Les effets de cette réforme ne sont pas rétroactifs. Il n’y a que les nouveaux retraités qui en bénéficient. C’est déjà salutaire. Mais nous disons que l’État doit aller plus loin dans sa volonté d’améliorer nos conditions de vie. Aujourd’hui, nous sommes plus de 86 000 retraités de la fonction publique et la plupart d’entre nous attendent encore les arriérés de 1988. Certains sont décédés, d’autres malades et ayant besoin d’argent. C’est vrai que nous n’avons pas de moyens de pression, mais nous avons besoin d’être écoutés.

Que voulez-vous concrètement ?

Vous savez, tous les deux ans les fonctionnaires montent en grade et leur valeur indiciaire augmente par le même effet. À notre époque, cela se faisait sur papier et n’a jamais été appliqué jusqu’à ce que nous allions à la retraite. C’est cet argent que nous réclamons aujourd’hui.

À combien estimez-vous cette somme ?

Entre 400 000 et 26 millions de francs CFA par individu. Personnellement, j’attends 13 millions. C’est une somme importante pour un travailleur et il serait bon que nous jouissions du fruit de notre labeur.

Combien de fonctionnaires retraités sont concernés ?

Difficile à dire. Beaucoup nous ont quittés et il n’est pas aisé d’établir la somme exacte, vu que d’un retraité à un autre les montants sont différents.

Pourtant, beaucoup parmi vous bénéficient des effets financiers des engagements pris par l’État en 2009? Exact. Il s’agit des effets financiers du reclassement et de l’indemnité de logement consécutive à la revalorisation salariale. Mais un très faible nombre de retraités en bénéficie, des personnes qui ont pris leur retraite récemment. 

Lorsque l’État a augmenté le salaire des fonctionnaires, vous avez demandé à être pris en compte. Comment cela s’est-il terminé ?

Au niveau de la revalorisation de la pension des retraités de la fonction publique, nous avons bénéficié d’une augmentation de 2,5%. Ce qui faisait une hausse d’environ 5 000 francs CFA. Ce n’est pas grand-chose. La mesure est entrée en vigueur en 2013 et nous avons reçu en février 2014 les rappels de janvier.

Nous sommes plus de 86 000 retraités à attendre de 400 000 à 26 millions chacun.

Raphaël TANOH

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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