« Wibus » contre « wôrô-wôrô », qui l'emportera ?

Les usagers de cocody ont désormais le choix entre ces deux moyens de transport.

Depuis avril, les “wôrôwôrô” de Cocody font face à la concurrence que leur imposent les minicars Wibus de la Sotra. Au grand dam des chauffeurs de taxis communaux.

Non loin de l’hôtel Palm club, Bertine Kouamé attend un wibus de la Société des transports abidjanais (Sotra) pour son lieu de travail à Cocody. Comme elle, nombre d’usagers empruntent ce nouveau type de transport. Depuis avril, ces minibus de 27 places flambant neufs se démarquent par leur confort: climatisation, caméras de surveillance et wifi. Pour le bonheur des usagers, bien que certains affirment déplorer, quelques fois, la mauvaise qualité de la connexion Internet, quand celle-ci n’est pas accessible.

Un match serré

Désormais, les usagers guidés par la recherche du confort et la sécurité ont le choix entre les « wôrô-wôrô », décriés pour leur vétusté et la conduite peu rassurante de leurs chauffeurs, et les wibus. Parmi les éléments déterminants qui amènent les passagers à choisir les bus modernes : la qualité de Depuis avril, les “wôrôwôrô” de Cocody font face à la concurrence que leur imposent les minicars Wibus de la Sotra. Au grand dam des chauffeurs de taxis communaux. conduite des chauffeurs, et les prix concurrentiels pratiqués. Il n’en coûtera en effet que 500 francs CFA pour un trajet, au lieu de 700 pour les « wôrô-wôrô ». Indifférents aux arguments marketing, d’autres habitants de Cocody ont gardé leurs anciennes habitudes. Selon eux, on peut emprunter un « wôrô-wôrô » à tout moment de la journée, avec même la possibilité de marchander le prix de la course. Ainsi, « pour une distance pour laquelle on doit normalement débourser 500 francs CFA, on peut payer 300, voire 250 francs, après un arrangement ».

Les avis divergent

Les chauffeurs des « wôrô wôrô », convaincus que l’arrivée des wibus est faite pour nuire à leurs activités, restent tout de même confiants, vu la forte clientèle qui ne cesse de les solliciter. À en croire les taxis communaux, pour l’heure, l’arrivée des wibus n’a pas impacté négativement leurs recettes journalières, encore moins amené à une révision des prix. L’issue de la bataille pour le contrôle du transport communal à Cocody est donc entre les mains des usagers. Lesquels ont le choix entre une offre de transport en commun, qui bien que présentée comme révolutionnaire n’est pas exempt de reproches, et un modèle ancien, écorné par la mauvaise qualité de service et l’insécurité.

Anthony NIAMKÉ

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