Vacances scolaires : le printemps des petits métiers

À l’instar de ce cireur, plusieurs jeunes ivoiriens courent après des petits métiers durant les vacances.

Chaque année en période estivale, nombreux sont les élèves et étudiants qui choisissent de prendre le chemin des marchés et autres petites entreprises pour un « job de vacances », au détriment des activités ludiques et récréatives propres à cette saison.

À côté des traditionnels cireurs de chaussures, de nouvelles activités se sont ajoutées à la liste des jobs de vacances. On retrouve de plus en plus les jeunes démarcheurs dans les marchés aux abords des magasins de marchandises, tentant de convaincre des passants de venir y faire leurs achats. Rodrigue Traoré fait partie de ceux-là. Élève admis en classe de première, il sillonne les ruelles défoncées et boueuses du black market d’Adjamé, à la recherche de clients potentiels pour des appareils électroménagers et autres. Il explique qu’il mène cette activité « depuis quelques années quand les vacances arrivent, car c’est mieux que de rester au quartier à ne rien faire… » Cela lui permet aussi de se construire des relations et de renforcer certaines aptitudes commerciales, « on ne sait jamais dans la vie, demain je peux faire un métier de ce genre », termine-t-il, en précisant gagner entre 4 000 et 6 000 francs CFA par jour.

 

Fortunes diverses Comme lui, Mireille Kobénan, étudiante dans une grande école, s’est engagée dans l’entretien et le ménage a domicile. L’immeuble dans lequel elle habite, dans un quartier de la Riviera, est son principal marché. « Ici, tout le monde me connaît, donc ils me font confiance et me permettent d’entretenir leur maison contre une rémunération. Et ça se passe bien jusque là. L’argent que je gagne me permet de ne pas avoir tout le temps recours à ma grande sœur, chez qui je vis. Je fais ce travail pour lui montrer que je peux me battre aussi dans la vie. » En gagnant un peu plus de 100 000 francs CFA par mois, elle envisage de créer son entreprise pour proposer ses services à un plus grand nombre. à ces deux cas, Abdoul Karim Silué, qui s’est lancé dans la distribution et la promotion des produits de téléphonie mobile, se dit certes « fier de ce qu’il fait », mais dénonce ses difficiles conditions de travail « entre les véhicules, sous le soleil et pour de maigres revenus. »

Malick SANGARÉ

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