Boko Kouao : « Nous sommes fautifs dans la mort du jeune Laurent-Barthélémy »

Le Secrétaire général de la Coordination des syndicats du secteur santé (COORDISANTE) vient de remplacer le président sortant du Comité de gestion des parents d’élèves au Lycée municipal Simone Ehivet Gbagbo. Il revient sur la mort de Laurent-Barthélémy.

Le jeune Laurent-Barthélémy, 14 ans, a été retrouvé mort en janvier dernier en France, à l’aéroport de Roissy, alors qu’il se trouvait dans le train d’atterrissage de l’avion qui l’a transporté depuis Abidjan. Cet élève fréquentait le Lycée municipal Simone Ehivet Gbagbo. N’est-ce pas quelque part une défaillance pour vous, parents d’élèves ?

Naturellement. Le décès accidentel du jeune Laurent-Barthélémy nous a tous interpellés. La semaine dernière, nous avons procédé à son enterrement, avec un grand regret. Quand un évènement de ce genre se produit, c’est qu’il y a défaillance quelque part. Défaillance parentale, défaillance pédagogique, défaillance dans l’encadrement.

Est-ce lié aux problèmes que connaît le lycée ?

Effectivement. Tout cela met à nu les problèmes du lycée au niveau de l’encadrement. Nous, parents, qui étions dans l’ombre, sommes désormais sous les projecteurs. En prenant les rênes de la présidence du Comité de gestion des parents d’élèves du lycée Simone Ehivet Gbagbo, nous sommes conscients qu’il y a des besoins à combler.

L’un des problèmes que l’on dénonce dans cet établissement, et qui rend l’encadrement difficile, c’est l’effectif pléthorique des élèves...

C’est l’un des besoins fondamentaux. Il faut décongestionner les salles de classe. Nous avons effectivement des effectifs pléthoriques dans les classes, allant jusqu’à 100 élèves, parfois plus dans certaines classes. C’est trop et c’est très regrettable. Pour satisfaire les élèves et permettre un meilleur encadrement, il faut donc diminuer les effectifs. En plus de cela, il faut une salle multimédia, il faut du confort dans les salles pour que les élèves réussissent. Tout cela fait partie des défis de ce nouveau comité, que je dirige.

Aujourd’hui, le nombre pléthorique d’élèves est-il la cause principale de la défaillance dans l’encadrement de nos établissements

Ce n’est pas la seule cause, mais c’est effectivement la raison principale dans le manque d’encadrement. Pour éviter que des incidents tels que celui du jeune Barthélémy se reproduisent, il faut un meilleur encadrement des élèves dans nos lycées et collèges.

Propos recueillis par Raphaël TANOH

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