Capitaine Edouard Aka : « Les grèves, ce n’est pas le moment»

Dans cet entretien, le Président de l’Union nationale des parents d’élèves et d’étudiants de Côte d’Ivoire (UNAPEECI), le Capitaine Edouard Aka, condamne les actes de violence survenus le 19 octobre. Depuis quelques temps, des bus de la société de transport abidjanaise Sotra sont régulièrement brûlés.

N’est-ce pas un problème pour les élèves et les étudiants ?

Ce sont des actes de vandalisme que nous n’accepterons jamais. L’UNAPEECI avait déjà condamné l’incendie des précédents bus de la Sotra. Nous condamnons les incendies des autres véhicules qui ont eu lieu le lundi 19 octobre. Ce sont des bus qui appartiennent au patrimoine national. Les personnes qui ont incendié les bus seront les mêmes qui vont se plaindre demain que nos enfants n’ont pas assez de bus pour aller à l’école. Il faut trouver les coupables et les punir.

Dans le même contexte, on a assisté à des troubles à l’école, liés aux frais annexes… Croyez-vous que le moment soit bien choisi pour cela ?

Ce n’est pas le bon moment. En cette période sensible, il faut éviter d’en rajouter. Quel que soit ce qu’on veut revendiquer, ce n’est ni le moment, ni la manière. Nous avons déjà fait des protestations contre les frais annexes à l’école. Il y a des voies et des moyens pour se faire entendre. Nos enfants ont besoin d’aller à l’école, pas de rester à la maison.

Croyez-vous que le climat soit propice aujourd’hui à la quiétude des cours ?

Les actes de vandalisme que nous voyons tendent à effriter un tissu social déjà fragile, du fait des récentes crises que notre pays a connu. Pour l’UNAPEECI, rien, absolument rien, ne saurait justifier de tels actes. Revendiquer est certes un droit, mais ce droit à la revendication ne donne aucunement droit à la destruction de biens publics et privés. Ceux qui veulent créer un climat de peur vivent eux aussi dans le pays.

Avez-vous un message de sensibilisation à lancer dans ce sens ?

Ce que je veux dire, c’est que nos acteurs politiques se remémorent les crises précédentes. Les destructeurs de biens publics sont considérés comme des ennemis du développement de la Côte d’Ivoire. Nous lançons un appel à l’apaisement et à l’adoption de comportements civiques dans nos revendications et protestations.

Raphaël TANOH

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