Bini Kouakou Adjoumani, secrétaire général du CEGEPTCI) : « Des fondateurs ne respectent pas le montant des inscriptions »:

Bini Kouakou Adjoumani dénonce les soucis survenus pendant le BTS.

Dans cet entretien, Bini Kouakou, secrétaire général de la Collectif des étudiants des grandes écoles et élèves de l’enseignement professionnels et techniques de Côte d’Ivoire(CEGEPTCI) revient sur les problèmes de l’enseignement supérieur.

De nombreux étudiants ont assiégé il y a quelques jours les locaux de la Direction des examens et concours (DEXCO) du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, parce que leurs copies n’avaient pas été corrigées pendant le BTS. Leur nombre a-t-il évolué ?

Non. Ils sont toujours au nombre de 1 500 étudiants qui ont participé aux épreuves du BTS. Mais à cause de la défectuosité de la machine, leurs empruntes n’ont pas été prises en compte. Lors de la correction des copies, la machine biométrique les ayants déclarés absents, les correcteurs n’ont pas cherchés leurs copies dans le lot et à la fin ils ont échoué.

 

Où en est-on avec ce problème après votre manifestation ?

Pendant la manifestation nous avions exigé que les copies de ces 1 500 personnes soient retrouvées et corrigées. Nous avons ensuite eu une rencontre avec le directeur général de l’Enseignement supérieur. Il nous a promis qu’il allait prendre en compte nos doléances. Depuis, nous attendons.

 

Croyez-vous que ce problème soit en train d’être réglé ?

Nous n’en savons rien. Nous allons aller aux nouvelles pour comprendre ce qui se passe et pourquoi ça tarde.

 

En ce début d’année, il y a un autre problème qui mine l’enseignement supérieur privé : les frais d’inscription

Effectivement, nous sommes vraiment remontés devant l’attitude des fondateurs de grandes écoles. Les 85 000 FCFA décidés par les autorités comme frais d’inscription ne sont pas respectés. Quand nous sommes allez nous plaindre, nous avons constaté que dans l’accord signé avec les fondateurs d’écoles, l’Etat les a autorités à inclure des frais complémentaires allant entre 100 000 FCFA et 200 000 FCFA. Alors tous les fondateurs en font. Donc, finalement, ces 85 000 FCFA ne servent plus à rien. L’objectif était d’éviter que les parents dépensent trop. Mais c’est raté. Alors, nous demandons aux autorités de mettre de l’ordre dans le milieu sur ce point. Ce qu’on a fait jusque-là, c’est de déplacer le problème.

 

C’est l’un de vos chantiers cette année ?

Oui. Il y a aussi la question de la prise en charge. Nous remarquons qu’après le BTS les étudiants doivent se débrouiller pour poursuivre leurs études, alors que dans les universités publiques, l’Etat les prend en charge jusqu’au master. Alors, nous demandons une prise en charge des diplômes post-BTS.

Raphaël TANOH

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