Formation professionnelle et technique: Mamadou Touré explique la réforme aux parlementaires de l’APF

 « Les politiques du gouvernement ivoirien en matière de formation professionnelle et technique ». C’est autour de ce thème que le Secrétaire d’Etat chargé de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, Mamadou Touré a échangé ce vendredi avec députés membres de cette commission de l’Education-communication-Affaire culturelle (Cecac) de l’Assemblée parlementaire francophone. Cette communication a eu lieu à Grand-Bassam et s’est tenue dans le cadre de la réunion de la CECAC. Au cours de son explication, Mamadou Touré a fait l’historique des politiques en matière de formation professionnelle avant de décliner la nouvelle politique de formation professionnelle adoptée par le gouvernement et mis en œuvre par son département. Le Secrétaire d’Etat a indiqué que face aux problèmes du système éducatif au lendemain de l’indépendance, le gouvernement a initié une politique de développement des ressources humaines à partir de 1991 qui s’est traduite par la création de plusieurs structures de formation professionnelle et technique. Et suite à la destruction entre 2000 et 2015 en partie de l’outil de formation du fait des crises, une politique de reconstruction et de modernisation du dispositif       a été adoptée par le gouvernement et exécuté par le secrétariat d’Etat chargé de la formation professionnelle. Ce plan de réforme est axée sur 7 points que sont le renforcement du partenariat Ecole-Entreprise et Insertion Professionnelle, l’amélioration de l’accès au dispositif de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, l’amélioration de la qualité de l’offre de formation, le renforcement de la gouvernance du système, la certification des compétences, l’assainissement et l’encadrement des établissements privés et le financement soutenable et durable du dispositif d’Enseignement Technique et de Formation Professionnelle. Elle vise à bâtir un dispositif de formation professionnelle accessible à tous, répondant aux besoins en compétence de l'économie et suffisamment flexible pour assurer la formation professionnelle tout le long de la vie. Pour relever ce défi, pour Mamadou Touré, il s’agira d'impliquer fortement le secteur privé à toutes les étapes du processus de formation, rénover le dispositif existent et accroitre les capacités d'accueil par de nouvelles constructions, améliorer la qualité de l'offre de formation, instaurer un nouveau modèle de gouvernance, améliorer la qualité de l'offre privé de formation et optimiser l'utilisation des ressources. « Je voudrais vous informer que déjà la réforme enregistre des acquis. Ce sont la réhabilitation de 25 établissements sur 62 existants, la construction  et l’équipement d’un nouvel établissement d’une capacité de 2000 apprenants, 15 nouveaux établissements sont en construction, 10 classes sont ouvertes dans le cadre de l’expérimentation des classes préparatoires au CAP, les compétences des chefs d’établissement ont été renforcées au mangement des organisations scolaires et la gouvernance en partenariat et en autonomie est en cours d’expérimentation dans 8 écoles de formation professionnelle », a-t-il détaillé. Didier Berberat, président de la CECAC a félicité le conférencier et promis le soutien de la Francophonie à accompagner le gouvernement ivoirien pour gagner ce pari qui est de donner à la formation professionnelle et technique ses lettres de noblesse.

Sercom SEFPT

 

 

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