Métro d’Abidjan : Des indemnisations au goût amer

Le métro d’Abidjan se fera sous les larmes de certaines populations.

Comme tous les grands travaux d’infrastructures, la construction du métro d’Abidjan arrive avec un lot d’impacts sur des populations qui devront libérer les emprises de l’ouvrage dans quelques mois, à leur corps défendant.

On ne peut faire d’omelette sans casser des œufs, dit l’adage, et la marche vers l’émergence ne se fera pas sans grincements de dents. La construction de la ligne 1 du métro d’Abidjan, reliant la commune de Port Bouët à celle d’Anyama, en suscite déjà beaucoup, même si les travaux annoncés pour novembre 2017 connaissent un retard, lié entre autres au temps passé à recenser et à sensibiliser les populations vivant sur les emprises de cette infrastructure qui va révolutionner le transport urbain dans la capitale économique ivoirienne.

Malaise De la commune d’Anyama à Port Bouët, ce sont des milliers de personnes qui vont être déguerpies du tracé de ce train urbain, qui nécessitera la mobilisation d’environ 918,34 milliards de francs CFA. Une part importante de cette enveloppe a été prévue pour la prise en charge des personnes touchées par le projet et près de 52 milliards de francs CFA serviront à dédommager les propriétaires d’habitats de fortune installés sur le trajet. Le programme de mise en œuvre du plan d’action et de réinstallation des personnes affectées par le projet suit son cours et les indemnisations devraient débuter dans le courant du mois de mai, comme annoncé par les responsables du comité de suivi de l’opération lors d’une rencontre, le 18 avril dernier, avec les populations concernées par les déguerpissements. Ces dernières ont été sommées de libérer les emprises au plus tard au mois de septembre 2018. Une mesure qui vise, selon les agents du ministère du Transport, à permettre aux enfants de terminer leur année scolaire et à donner le temps aux familles de leur trouver de nouvelles écoles dans leurs prochains lieux d’habitation. Les dédommagements se feront différemment selon que le concerné est locataire ou propriétaire. « On ne peut pas se reloger à Abidjan avec les sommes dérisoires proposées, quand la moyenne des cautions à verser oscille entre 300 000 et 400 000 francs CFA », fulmine un père de famille, le regard inquiet. Dans la marche vers le « Grand Abidjan » conçu il y a plus de trente ans par l’architecte Pierre Fakhoury, les sacrifices passeront également par lui.

Malick SANGARÉ

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