Peu après son installation dans le centre de Paris, un important camp d'exilés a été violemment démantelé par les forces de l'ordre le 23 novembre. Elles ont enlevé des tentes avec parfois des exilés encore à l'intérieur. C'est finalement sous les tirs de gaz lacrymogènes et les grenades de désencerclement que quelques centaines d'exilés et leurs soutiens ont été dispersés. Le ministre de l'Intérieur français Gérald Darmanin s'en est ému sur Twitter, qualifiant ce qu’il avait vu « d’images choquantes » et demandant un « rapport circonstancié au Préfet de police de Paris ». Rapport remis le lendemain. Sur proposition de la préfecture, l'Inspection générale de la police nationale, la police des polices, a été saisie « de faits inacceptables » et devra remettre ses conclusions sous 48 heures, a annoncé Darmanin. Interrogé le mardi 24 novembre à l'Assemblée nationale, le ministre de l'Intérieur a réaffirmé que les images étaient choquantes, mais qu'il ne souhaitait pas « juger à la vox populi, mais bien sur des faits ».