Le Mali traverse une séquence sécuritaire dune rare intensité aprčs une série dattaques coordonnées lancées le 25 avril 2026 par des groupes jihadistes alliés ā la rébellion touareg. Des positions stratégiques ont été visées ā Bamako et dans plusieurs grandes villes, faisant plusieurs blessés civils et militaires, selon un communiqué officiel.
Au cœur de cette offensive, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda, a revendiqué plusieurs attaques d’envergure. Parmi elles, un attentat au véhicule piégé ayant détruit la résidence du ministre de la Défense, Sadio Camara, qui causé sa mort à Kati. Le gouvernement a décrété deux jours de deuil national.
Dans la ville-garnison de Kati, située à une quinzaine de kilomètres de la capitale, les combats ont repris dimanche matin avant de s’atténuer dans l’après-midi. L’armée malienne poursuit des opérations de ratissage, tandis que les autorités ont instauré des couvre-feux et renforcé les dispositifs de sécurité sur l’ensemble du territoire.
Le président de la transition, Assimi Goïta, n’a pas été aperçu publiquement depuis le début des affrontements. Selon des sources sécuritaires, il aurait été exfiltré vers une base militaire sécurisée près de Bamako.
Au nord, la situation demeure volatile. À Kidal, le Front de libération de l’Azawad affirme contrôler « totalement » la ville après le retrait des forces maliennes et de leurs alliés russes d’Africa Corps. Des mouvements similaires ont été observés à Gao et à Sévaré, où la situation reste confuse malgré une accalmie partielle.
Sur le plan international, les réactions se multiplient. Antonio Guterres a condamné « l’extrémisme violent » et appelé à une mobilisation internationale accrue face à la menace au Sahel. L’Union européenne et la Russie ont également dénoncé les attaques.
Cette offensive simultanée, impliquant le JNIM et les rebelles touaregs, constitue un défi majeur pour les autorités maliennes. Elle met en lumière la fragilité persistante du dispositif sécuritaire dans un pays confronté depuis plus d’une décennie à l’instabilité et aux violences armées.
Siondenin Yacouba Soro


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