Café : Les stocks toujours au plus bas

Malgré un résultat annuel attendu autour de 130.000 tonnes pour la campagne 2015-2016, les stocks ivoiriens de café demeurent toujours à un bas niveau de production depuis plus d’une décennie.

Au moins 130.000 tonnes de grains de café robusta, la variété cultivée en Côte d’Ivoire, sont attendus pour la campagne 2015-2016  par le Conseil café-cacao, loin des 250.000 et 300.000 tonnes de la période faste 1997-1998 qui avait permis au pays de se hisser 4è des plus gros exportateurs internationaux derrière le Brésil, la Colombie et le Vietnam.

Bien qu’actuellement 3e producteur mondial après le Vietnam et la Colombie, la Côte d’Ivoire voit se poursuivre la chute des stocks entamée au début de l’exercice 2002-2003 qui avait vu un résultat net de 110.000 tonnes contre 182.000 en 2001-2002. En cause, les conséquences de la rébellion armée déclenchée le 19 septembre 2002 qui a contraint de nombreux paysans, plus d’une décennie durant, à abandonner les plantations dans les principales zones de production à l’ouest. La baisse de la production ivoirienne a pu ainsi révéler entre 2004 et 2010 des  récoltes déclinant quelquefois autour de 90.000 tonnes.

La caféiculture qui occupe plus de 2.500.000 hectares de terres effectivement plantées se répartit comme suit sur l’ensemble des cinq zones forestières du pays. L'Ouest, dans les régions du Moyen Cavally et des Montagnes, était aux dernières nouvelles le site de production le plus important avec 72 980 tonnes en 2001.

Les régions de la Marahoué, du Fromager et du Haut-Sassandra, au Centre-ouest, se classent en deuxième position pour environ 50 900 tonnes en 2006, soit 42% de la production nationale ; des stocks issus pour l’essentiel de la production dans le département de Daloa.

Viennent le Sud-ouest (région du Bas-Sassandra) avec ses 17.056 tonnes de café en 2006 (14% de la production nationale) et le Sud (régions des Lagunes, de l'Agneby et du Sud-Bandama) dont la production est dominée par le département de Divo qui constitue 56% de sa production en 2006. Enfin, l’Est (régions du Sud Comoé, du N'zi Comoé et du moyen Comoé) est la plus ancienne zone de production de café du pays. Même si celle-ci est en régression dans cette zone depuis plusieurs années, elle représente une part importante des stocks nationaux (environ 16 % de la production).

Depuis quelques années, l’hévéa et le palmier à huile remplacent le café dans certaines zones de production. C’est le cas dans l’Est et le Sud.  

« La plupart des caféiculteurs en Côte-d'Ivoire exploitent leurs parcelles de façon traditionnelle. Ce qui accentue la faible productivité des exploitations », explique un ingénieur agronomique en poste au Centre national de recherche agronomique (CNRA) dans le district d’Abidjan.

Selon ce spécialiste, la création en 1993 de l’Agence Nationale d’Appui au Développement Rural (ANADER) qui a repris les activités de l’ex-SATMACI (encadrement café/cacao), ex-CIDV (encadrement vivrier) et ex-SODEPRA (encadrement des productions animales) ne donne pas satisfaction aux paysans qui sont habitués aux ex-structures qui se chargeaient de la distribution des semences, de l’engrais et du crédit agricole.

Même si L'ANADER intervient dans la filière café, sa privatisation en1999, a rendu payantes ses prestations. Les producteurs de café se gardent de la solliciter sauf pour l'achat de pépinières.

Tony NAHOUNOUX

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