Infrastructures : Un déficit de plus de 325 milliards de FCFA

Les chiffres sont de la Banque Africaine de développement (BAD) et montrent qu’annuellement la Côte d’Ivoire est en quête d’un peu plus de 327 milliards de francs CFA pour combler ses besoins en infrastructures.

Afin de régler définitivement son déficit en investissements, l’État de Côte d’Ivoire devra trouver annuellement le montant de 327 milliards de francs CFA. À la longue, et ce jusqu’en 2040, soit pour les vingt prochaines années, le gap de financement pourrait s’élever à 8 300 milliards de francs CFA.

Tous les secteurs Le constat est fait par la Banque africaine de développement (BAD) dans un rapport publié le 17 février. Cet argent devrait être investi dans des secteurs clés, notamment le logement, où le déficit augmente de manière significative chaque année. Il s’agit de financements à long terme, qui doivent permettre au pays de réussir le pari de l’émergence. La Côte d’Ivoire a, selon la BAD accusé un déficit de 600 000 logements par an. Un gap qui va croissant, avec 50 000 logements supplémentaires à construire chaque année. Le secteur du logement et de l’habitat étant l’une des faiblesses de l’administration Ouattara, plusieurs politiques ont été lancées, mais elles ne parviennent pas encore à mettre en œuvre des solutions définitives. D’ici à 2040, le pays pourrait avoir besoin, si rien n’est fait, de 1 600 000 logements supplémentaires. Et pour cela la Côte d’Ivoire devrait mobiliser 8 300 milliards pour résoudre le problème de façon définitive sur vingt ans. Outre ce secteur, les routes, ports, aéroports, chemin de fer et investissements dans les télécommunications sont nécessaires pour soutenir la croissance de l’économie ivoirienne. Plusieurs sont déjà prévus dans ces différents secteurs mais les recherches de fonds ne suivent pas toujours. Avec des dettes à hauteur de 48% de son PIB, le pays est l’un des moins endettés de la sous-région ouest africaine et en profite pour multiplier les emprunts, sur tant sur les marchés de l’UEMOA qu’au niveau de la finance islamique et d’autres bailleurs de fonds. Sauf que les ressources internes ne semblent ne pas être suffisamment mobilisées pour faire face à certaines urgences. Tout en lançant plusieurs projets structurants en même temps, la Côte d’Ivoire a misé sur l’apport extérieur, qui devrait lui permettre de réaliser ces infrastructures. Mais en 2020, le bilan de l’émergence s’annonce toujours plutôt mitigé.

Yvann AFDAL

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