FinTechs : réussir l’inclusion financière des pays d’Afrique de l’Ouest et centrale

Dans le cadre du programme de la Fondation Mastercard pour le renforcement des capacités en Afrique francophone, le cabinet d’étude MicroSave Consulting (MSC) a mené une étude sur le rôle que peuvent jouer les start-ups FinTechs pour accélérer l’inclusion financière dans six pays notamment (le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Mali, le RD Congo, le Sénégal, le Togo).

Cabinet de conseil spécialisé qui, depuis 20 ans, accompagne le monde vers une véritable inclusion financière, sociale et économique a étendus son partenariat avec les acteurs des écosystèmes de services financiers afin d'améliorer durablement les performances et de dégager une valeur durable des FinTechs. Entreprises en phase de démarrage (« start-ups ») axées ou fondées sur la technologie, qui utilisent ou fournissent des technologies modernes et innovantes dans le domaine financier, Pour eux la technologie est un outil clé qui leur permet de proposer aux consommateurs, des services bancaires ou financiers ayant un meilleur rapport coût/efficacité.

Les FinTechs Apparaissent comme une solution idéale pour l’inclusion financière des populations africaines se trouvant hors du système bancaire formel, d’où la Côte d’Ivoire avec 37 FinTechs, et le Sénégal avec 24, restent en tête de la région en termes de croissance et d'investissement dans le secteur. Ces dernières se concentrent principalement sur la facilitation de la distribution des offres de services financiers. En Côte d’Ivoire 28 FinTechs sur 37 sont spécialisées dans le paiement numérique alors qu’elles sont 17 sur 24 au Sénégal. Avec les faibles taux de bancarisation (15 % en Côte d’ivoire et 34 % au Togo) et l’adhésion des populations aux comptes mobiles, les FinTechs sont un atout pour les gouvernements afin d’améliorer les capacités financières et les compétences digitales en vue d‘exploiter l’économie numérique. Les FinTechs peuvent contribuer à une meilleure conception des comptes bancaires et des produits de paiement, les rendre accessibles, avec une meilleure expérience utilisateur et une sensibilisation améliorée. Elles peuvent rendre les services plus efficaces et réduire les barrières à l'entrée sur le marché. Pourtant, ces avantages comportent des risques, en termes de protection des fonds des clients, protection des données et vie privée et fracture numérique. S'ils ne sont pas gérés de manière adéquate, ces risques pourraient compromettre l'inclusion financière.

Les pays francophones couverts par cette étude sur les FinTechs se trouvent au début de cette évolution et auront besoin du soutien des banques centrales, des gouvernements, des investisseurs, des donateurs, des entreprises, des mentors et des entrepreneurs pour faire progresser le secteur de façon collective.

Ange-Stéphanie DJANGONE

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