La collaboration américano-africaine au cœur des principales priorités de l’Africa Oil Week

La visite du haut responsable du ministère américain de l’Energie, Steven Winberg, à l’Africa Oil Week qui se tient au Cap, souligne l’importance accordée aux Etats-Unis pour tisser des liens avec le continent africain.

L’émergence du gaz de schiste au début de la présente décennie a permis aux Etats-Unis de se hisser en tête des classements mondiaux des producteurs de pétrole et de gaz. En 2018, le pays a produit, en moyenne, 17,87 millions de barils par jour, soit 18% de la production mondiale, une hausse par rapport aux 15,6 millions de barils par jour enregistrés en 2017.

En décembre dernier, l’administration américaine a lancé l’initiative « Prosper Africa », dont la vision consiste à ouvrir de nouveaux marchés aux entreprises américaines, accroître la classe moyenne en Afrique, promouvoir les opportunités d’emploi des jeunes, améliorer le climat des affaires et permettre aux Etats-Unis de rivaliser avec la Chine et d’autres pays possédant des intérêts commerciaux en Afrique.

Ce programme de 50 millions d’USD offrira une assistance technique aux entreprises cherchant à pénétrer le marché africain ou à croître sur le continent qui connaît une urbanisation plus rapide que n’importe quel pays du globe. On s’attend à ce que la région possède 1,52 milliard de consommateurs d’ici 2025 – soit près de cinq fois la population des Etats-Unis.

Le ministère américain de l’Energie considère comme une priorité constante le fait de se tourner vers l’Afrique pour exploiter les opportunités offertes par l’exploration, la production et la monétisation du gaz naturel liquéfié. Selon le Secrétaire d’Etat à l’Energie, Rick Perry, « l’économie américaine, les employés et les consommateurs américains tirent profit des quantités accrues de gaz naturel liquéfié américain, présentes sur le marché international, tout en contribuant à générer un air plus pur dans le monde entier. »

 Dans le cadre de cette nouvelle stratégie, le gouvernement américain, et notamment le ministère de l’Energie, envisage d’aider l’Afrique à faire progresser l’ensemble du continent dans la voie de la prospérité économique et du développement énergétique, sans l’accabler d’une dette représentant un fardeau intolérable, ni mettre en péril son développement économique à long terme ou souveraineté.

Lorsqu’il s’agit du secteur pétrolier et gazier, les entreprises américaines sont déjà très actives sur le continent africain. En début d’année, la société énergétique Anadarko Petroleum, implantée au Texas, a donné le feu vert au démarrage de la construction d’un terminal de liquéfaction et d’exportation de gaz de 20 milliards d’USD au Mozambique — le plus important projet de ce type jamais approuvé en Afrique.

Pour poursuivre cette politique, le haut responsable du ministère américain de l’Energie, Steven Winberg, rejoindra plus de 25 ministres panafricains lors du Sommet de l’Africa Oil Week qui se tiendra en novembre prochain dans la ville du Cap. Il profitera de l’occasion offerte par cet événement pour partager les éléments de la politique énergétique américaine avec le continent africain et tracer une vision d’engagement américain plus ferme envers l’Afrique, dans les secteurs pétrolier, gazier et électrique. Cette vision semble devoir inclure l’augmentation bilatérale du commerce et des investissements entre les Etats-Unis et l’Afrique – les Etats-Unis mettant à disposition un capital potentiel pour les co-entreprises et le financement partiel de l’infrastructure nécessaire à la production de gaz naturel liquéfié destiné aux pays africains qui ne disposent pas de ressources énergétiques.

 « Je suis particulièrement enthousiaste à l’idée de représenter les Etats-Unis lors de la conférence Africa Oil Week du Cap, en Afrique du Sud, » a déclaré le haut responsable M. Winberg, avant d’ajouter: « Nous souhaitons que nos amis et partenaires africains réussissent, prospèrent et soient maîtres de leur propre destin. Et nous nous réjouissons de l’occasion de partager avec eux non seulement nos abondantes ressources énergétiques, mais également les connaissances et les technologies pouvant les aider à développer leurs propres ressources. »

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