Les agropoles pour réduire la pauvreté

Le projet agropole prévoit des équipements en termes de mécanisation.

Dans deux mois, la Côte d’Ivoire disposera de la mouture finale de son Programme national d’investissement agricole (PNIA 2), couvrant la période 20172021. Il s’agit d’un nouvel outil pour favoriser la mise en place de zones agro-industrielles, dites agropoles, et accélérer la lutte contre la pauvreté.

Le blocage de plusieurs tonnes de cacao depuis le 22 décembre 2016 sur les quais des Ports d’Abidjan et de San Pedro est venu rap- peler la fragilité de la filière cacaoyère. Une situation liée à une « petite pointe de production due à des récentes pluies », a affirmé le Conseil café-cacao, en vue de rassurer les exportateurs qui ont cru à un refus de délivrer des autorisations d’exportation.

Trois agropoles

Dans un cas comme dans l’autre, voilà qui montre tout l’intérêt que le gouvernement place, depuis 2012, dans la mise en œuvre des Programmes nationaux d’investissement agricole (PNIA) définissant les grandes lignes de la croissance du secteur agricole, avec en bonne place la diversification de la production et des sources de revenus pour les paysans, et la réduction de la pauvreté au niveau national. Pour les cinq années à venir, la mouture finale du PNIA 2 sera disponible au mois de mars et devrait permettre, entre autres, la mise en place de trois agropoles, d’abord dans la région du Bélier, puis dans la bande nord du pays et enfin dans la zone est-ouest, assure le ministre de l’Agriculture et du Développement rural Mamadou Sangafowa Coulibaly. Cet ambitieux projet, estimé à 80,3 milliards de francs CFA, est financé par l’État ivoirien et la Banque africaine de développement (BAD).

Focus sur les jeunes

Le directeur général de la planification, des statistiques et des projets au ministère de l’Agriculture, Dr Aly Nouhoun Coulibaly, explique que l’agropole du Bélier vise notamment à intensifier la production des cultures vivrières et de favoriser la création de 200 PME agricoles dirigées par des jeunes, dont 50 dans la transformation des produits. Cet ensemble sera appuyé par une ligne de refinancement et des centres de proximité en Technologies de l’information et de la communication, pour diffuser et permettre des échanges quant à la disponibilité des produits et des prix. Pour la période 20122016, le PNIA 1 a permis une augmentation de plus de 17 millions de tonnes des cultures vivrières en 2015, contre 11.88 en 2012. Les producteurs, quant à eux, ont bénéficié de revenus estimés à 5 652 milliards de francs CFA, contre 3 368 milliards trois ans plus tôt.

Benoît TANOH

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