Yaya Bruno Koné, l’entrepreneur vert

Le retard qu’accuse la Côte d’Ivoire dans le domaine du recyclage et de la transformation des déchets domestiques est une aubaine qu’ont su saisir Yaya Koné et ses partenaires pour créer une entreprise florissante aujourd’hui. Elle ambitionne, si ce n’est déjà fait, d’être un leader de l’économie verte en Afrique.

Seul Ivoirien parmi les 50 jeunes entrepreneurs africains retenus pour prendre part au prochain Sommet africain de l’innovation, qui se tiendra au mois de juin 2018 à Kigali, Yaya Koné ira y faire une présentation de la startup Coliba, dont il est le co-fondateur. Une entreprise qui mise sur la technologie pour apporter des solutions de recyclage et de valorisation des déchets plastiques en Côte d’Ivoire. Grâce à une application web, mobile et SMS, il donne la possibilité aux ménages d’être géo-localisés par les collecteurs de Coliba, qui se chargent d’enlever leurs déchets plastiques en échange de points rachetables en fonction du volume et de la qualité des matières recyclables collectées. Elles seront ensuite transformées en produits semi-finis destinés aux industries automobile et textile et à toutes les entreprises qui expriment le besoin. Pour le jeune entrepreneur de 36 ans, ce procédé est le moyen de permettre aux populations « d’avoir des réflexes écologiques tout en gagnant de l’argent ».

 

Secteur d’avenir Détenteur d’un MBA en management opérationnel et développement durable de l’Institut supérieur de Commerce de Paris et d’un Master 2 de recherche de l’université de Bouaké, Yaya a choisi de s’investir dans l’entreprenariat écologique pour, dit-il, « rendre nos villes propres et agréables à vivre, car je refuse le fait que les populations africaines se complaisent à vivre dans la saleté ». Un autre argument de poids est que ce secteur est économiquement viable, puisque l’ancien Premier ministre ivoirien, Daniel Kablan Duncan, l’a estimé à plus de 20 milliards de francs CFA, avec plus de 10 000 emplois potentiels ». Au cours des 5 prochaines années, Coliba compte traiter 30 000 tonnes de plastiques dans divers pays africains et réaliser un chiffre d’affaires de 5 milliards pour un bénéfice net de 25%.

 

Malick SANGARÉ

 

 

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