Budget : La Côte d’Ivoire prépare un nouvel Eurobond

Le gouvernement piloté par Amadou Gon Coulibaly ira à nouveau sur les marchés internationaux.

Après trois expériences réussies, la Côte d’Ivoire s’apprête à solliciter à nouveau le marché international afin de renflouer ses caisses, dans le cadre du budget 2018, adopté en décembre dernier mais qui devra se passer de certaines ressources après des contestations sociales.

Après des émissions de dette de 375 milliards de francs CFA en 2014 (750 millions de dollars), de 500 milliards en 2015 et ayant mobilisé 1 140 milliards de francs CFA en juin 2017, le gouvernement ivoirien se prépare pour un quatrième Eurobond, dont le lancement est prévu pour le mois de mars. Cette levée de fonds sur les marchés internationaux devrait lui permettre de mobiliser un peu plus de 980 milliards de francs CFA. Une démarche qui s’explique par la frilosité du marché sous-régional, ce qui avait obligé les autorités ivoiriennes à annuler plusieurs émissions.

Une tranche en CFA Contrairement aux trois premières opérations, lancées en euros et en dollars, la Côte d’Ivoire devrait lancer cette année des titres en francs CFA, pour un peu plus de 200 milliards. L’opération vise à convaincre de la solidité de cette monnaie, qui suscite toujours des débats concernant sa solidité et une probable dévaluation. Pour l’exercice budgétaire en cours, le Trésor public a un objectif d’obligations de 1310 milliards de francs CFA. Objectif que le gouvernement ivoirien estime à portée de mains après les réussites précédentes et une économie diversifiée, compétitive, résiliente, peu dépendante du pétrole et non dépendante de l’exportation d’un seul produit. Il compte également faire valoir l’argument selon lequel la Côte d’Ivoire est un pôle de croissance et un hub sous-régional énergétique, des télécommunications, du transport aérien et des places financières dans l’espace de l’Union Économique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA). La dette publique ivoirienne, qui avait bénéficié des effets de l’initiative Pays pauvres très endettés (PPTE) en 2012, est en hausse depuis, avec une tendance que les autorités justifient par les nécessaires investissements dans les infrastructures en cours de réalisation ou en attente d’être lancées. Le taux d’endettement était passé de 42,1% à 42,6% du PIB suite à l’Eurobond de juin 2017, alors que la norme d’endettement fixée au sein de l’UEMOA est de 70% du PIB. Des chiffres qu’Abidjan n’hésite à brandir lors des débats sur l’endettement d’un pays qui sort d’une décennie de crise.

Fatoumata Doumbia

 

 

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