Mariam Dao Gabala : la finance au service des autres

Mariam Dao Gabala travaille depuis plus de vingt ans pour l'ONG Oikocredit fondée par le Conseil œcuménique des Églises pour favoriser le microcrédit dans les pays du Sud pour les plus démunis.  

Aînée d’une fratrie de 22 enfants, Mariam Dao épouse Gabala a vu le jour en 1960 à Abidjan d’un père chrétien et d’une mère musulmane. Chrétienne catholique, elle épouse un musulman. Mère de cinq enfants de confession islamique, Mariam a grandi en famille et sait se mettre au service des autres. « À l'adolescence, c'est moi qui devais faire les repas, les courses, le ménage...Cela m'a formé le caractère et appris l'esprit de service », se souvient-elle. Lorsqu’elle décroche le baccalauréat, elle pense s'orienter vers des études de médecine, mais son père lui propose de tenter le concours de la prestigieuse École supérieure de commerce d'Abidjan. Sa carrière dans la finance prend ainsi forme. Elle se perfectionne à HEC à Paris (1984) et Montréal (1987) par la suite. A 23ans, elle débute sa vie professionnelle en tant que directrice des finances d'une institution de formation des cadres africains. « Quand j'ai fini mes études, je ne pouvais pas faire de la finance comme tout le monde. Il fallait que mon travail ait un sens. J'avais des ouvertures dans des grandes banques, mais je voulais faire de la finance au service du développement », indique Mariam précisant qu’elle voulait « rester dans l’humain ». Son deuxième poste : consultante en entreprenariat féminin pour le Bureau international du travail, la Banque africaine de développement, l'Organisation internationale du travail et la Banque mondiale. Mais, il y avait un goût d'inachevé dans le cœur de la jeune dame. Mariam se retrouve chez Oikocredit grâce à son époux qui dépose son   curriculum vitæ dans cette ONG néerlandaise fondée en 1975 par le Conseil œcuménique des Eglises. Depuis 2011, elle est responsable des activités en Côte d'Ivoire, son pays natal, mais également au Ghana, au Bénin, au Togo, au Mali, au Burkina Faso, au Sénégal et en Gambie. Les encours d'Oikocredit dans ces pays atteignent 35 millions d'euros, dont 75 % consacrés à la microfinance et le reste à l'agriculture. Avec une telle activité, on comprend mieux pourquoi Mariam Dao Gabala consacre peu de temps aux loisirs.

Tony NAHOUNOUX

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