Blanchiment : Abidjan, une plaque tournante ?

L’alerte est à nouveau donnée par le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment des capitaux en Afrique de l’Ouest (GIABA). Selon son rapport 2018, 360 cas de déclarations suspectes ont été transmis à la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Trois secteurs connaissant un grand boom en Côte d’Ivoire sont indexés. Il s’agit en premier de l’agriculture, où les liquidités tournent à plein régime. Ensuite de l’immobilier, qui connait un véritable boom, tant à Abidjan qu’à l’intérieur du pays. Et enfin du secteur minier. Selon les Nations Unies, ce sont un plus de 26 600 milliards de dollars qui circulent hors des circuits légaux en Afrique de l’Ouest. L’ONG Social Justice, qui a fait de la lutte contre la corruption et le blanchiment des capitaux son cheval de bataille, organise depuis peu, avec l’appui de l’Union Européenne et de Transparency International une campagne de sensibilisation pour une plus grande implication des populations dans celle-ci. Même si, en la matière, la Côte d’Ivoire s’est dotée d’un arsenal juridique assez dissuasif, dans la pratique d’énormes efforts restent encore à faire. « Les cas suspectés se confondent parfois, entre le positionnement politique et la fonction d’homme d’affaires, avec des intelligences politiques parfois insoupçonnables. Et cela est de nature à rendre la lutte plus complexe », confie un expert en la matière. Selon ce dernier, certains cas sont encore a l’instruction depuis des années, « mais la justice a son rythme », lâche-t-il.

Yvan Afdal

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