Dettes islamiques : la Côte d’Ivoire rembourse

La Côte d’Ivoire a été le deuxième pays africains à faire recours au sukkuk après le Sénégal.

La Côte d’Ivoire procédera le 7 septembre 2019 au paiement des profits semestriels ainsi qu’au remboursement partiel du capital de son emprunt islamique, Sukuk État de Côte d’Ivoire 5,75% 2016 – 2023, pour un montant global net d’impôts de 18,967 milliards de francs CFA.

Il avait été levé via un appel public à l’épargne, du 1er au 31 août 2016 sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), d’un montant de 150 milliards de francs CFA. Montant destiné au financement des projets de développement économique et social d’une Côte d’Ivoire en pleine reconstruction. Après le Sénégal, la Côte d’Ivoire avait été le deuxième pays à émettre un emprunt islamique. Par la suite, les deux pays ont été suivis par le Togo et le Mali.

Hypothèque Cet emprunt était adossé à une partie du patrimoine immobilier de l’État : l’immeuble du Centre de commerce international d’Abidjan (CCIA), dans le quartier du Plateau, valorisé à 98 milliards de francs CFA, et les tours administratives A et B, qui sont le siège de plusieurs ministères, dont la valeur est estimée à 67 milliards de francs CFA. L’arrangeur principal et chef de file était la Société islamique pour le développement du secteur privé (SID), une filiale du groupe Banque islamique de développement (BID). Les co-chefs de file sont Bibe Finances & Securities (BFS), basé à Cotonou, BICI Bourse (groupe BNP Paribas) et BNI Finances de Côte d’Ivoire. Les sociétés de gestion et d’intermédiation agréées par la BRVM ont également pris part à l’opération. Le prix d’une obligation islamique était de 10 000 FCFA avec une marge de profit (en lieu et place de l’intérêt classique) de 5,75%. La durée de l’emprunt était fixée à sept ans, de 2016 à 2023. L’État ivoirien avait levé entre le 20 novembre et le 21 décembre 2015 sur le marché financier de l’UEMOA), en collaboration avec la Société islamique pour le développement du secteur privé (SID) en qualité d’arrangeur principal, un montant de 150 milliards FCFA adossé à des actifs compatibles avec les principes de la finance islamique. Le Trésor public de Côte d’Ivoire avait procédé en juin 2018 au paiement de la marge semestrielle et au remboursement partiel d’un emprunt islamique, le Sukuk État de Côte d’Ivoire 5,75% 2015 - 2020 pour un montant global net d'impôts de 17,616 milliards FCFA (environ 26,424 millions de dollars), explique la Société de gestion et d’intermédiation (SGI) CGF Bourse, basée à Dakar.

Ouakaltio OUATTARA

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