MOUSSA DOSSO : Un super ministre à la BAD

Il aura passé quatorze ans à la tête de différents ministères. Moussa Dosso, qui avait posé ses bagages depuis février à la BAD, en a été nommé administrateur fin mai.

Sa carrière ministérielle débute à la faveur de la rébellion qui éclate en 2002. En mars 2003, alors que le pays est divisé en deux et que les tenants de la rébellion doivent proposer des personnes au gouvernement, Moussa Dosso est nommé ministre de l’Artisanat et de l’Encadrement du secteur informel. Il quitte alors ses fonctions de directeur général adjoint chargé de la promotion des investissements au Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI), qu’il occupait depuis 1999.

Abonnés aux postes ministériels Son visage s’associe très vite à un accessoire dont il est friand, si bien qu’il est rapidement baptisé « Monsieur nœud papillon. » Moussa Dosso, 62 ans, titulaire d’un diplôme supérieur en comptabilité et finance du Conservatoire national des arts et métiers (Paris-France), occupera successivement de 2003 à 2016, les postes de ministre du Commerce, de l’Enseignement technique, de l’Industrie et de la Promotion du secteur privé, puis de l’Emploi et de la Protection sociale. Son parcours aura été plutôt calme, sans grande réforme à son actif, alors qu’il a eu, trois ans durant, la gestion de la couverture maladie universelle qui tarde toujours à prendre son envol. Désormais administrateur de la Banque africaine de développement (BAD) pour la Côte d'Ivoire, la Guinée et la Guinée Équatoriale depuis la fin mai, Il succède à ce poste à Amadou Koné, nommé ministre des Transports le 11 janvier 2017.

L’argentier des Forces nouvelles Avare de mots et peu présent sur les questions politiques, Moussa Dosso est aussi connu sous le nom « d’argentier des Forces nouvelles », ou encore « ministre de l’Économie de la rébellion. » Et pour cause, il servait à l’époque de lien financier avec les ex-commandants de zones (comzones), après avoir mis en place « la centrale », une caisse qui lui permettait de collecter les taxes pendant la rébellion. Cette position lui a permis d’être dans le cercle restreint des décideurs de la rébellion, dotn le chef était Guillaume Soro. « C’est l’un des hommes sûrs de Soro et c’est pour cela que ce dernier l’a toujours proposé au gouvernement », confie un ex-cadre de la rébellion, qui indique qu’après les heures chaudes, les relations s’étaient quelques peu brouillées entre les deux hommes.

 

Ouakaltio OUATTARA

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