L’Union européenne au large des côtes ivoiriennes

Ce partenariat contribuera à l’approvisionnement des conserveries de thon et du marché local en « faux thons », estimé à 10 000 t par an.

L’union Européenne et la Côte d’Ivoire sont parvenues le 20 mars à un accord ouvrant les eaux maritimes ivoiriennes aux navires européens. Offrant ainsi des opportunités aux deux parties pour développer de nouvelles collaborations.

Depuis 1990, le partenariat entre la Côte d’Ivoire et l’Union Européenne (UE) se porte bien.  Après l’expiration de l’accord sur la pêche signé en juillet 2013, pour une durée de six ans renouvelables, les deux parties sont parvenues à nouvel accord le 20 mars. Conformément aux principes, l'objectif principal sera d'aider la Côte d'Ivoire à s'orienter vers une pêche durable dans ses eaux. Ce nouvel accord de partenariat permettra aux deux parties de poursuivre un dialogue permanent sur leurs politiques de pêche. Toutes deux ont convenu de renforcer la capacité institutionnelle en matière de gestion de la pêche et d'améliorer le contrôle et le suivi des activités halieutiques afin de garantir une pêche durable.

Gagnant - gagnant Le nouveau protocole, d’une durée de six ans, soit jusqu’en 2024, donne accès aux eaux ivoiriennes à 36 navires de l’UE, « offrant ainsi au secteur de la pêche européen des opportunités à la fois rentables et durables », souligne l’Union Européenne.  En contrepartie, la Côte d’Ivoire percevra une manne financière annuelle de 682 000 euros, soit un peu plus de 447 millions de francs CFA. Une somme qui doit en principe être destinée à la mise en œuvre de la politique sectorielle des pêches et de l’aquaculture, qui porte notamment sur l’amélioration du contrôle et de la surveillance des activités de pêche et un soutien à la pêche artisanale. Cet accord indique également que les contributions versées par les armateurs augmenteront d’au « moins 20% par rapport à l’ancien protocole », qui arrive à échéance en juin prochain. Cet accord, comme les précédents, institue une redevance de 35 euros, un peu plus de 22 000 francs CFA, par tonne pêchée, avec un tonnage de référence de 6 500 tonnes par an. Reste la question sur les capacités de l’État à effectuer des contrôles sur les captures dans le cadre de ces accords. Selon une source ivoirienne, la Côte d’Ivoire et la douzaine de pays Africains ayant des accords de pêche avec l’UE, tous depuis 1990, sont bien loin du compte. Le protocole relatif à la mise en œuvre d'un système de surveillance des navires par satellite en Côte d'Ivoire, comme le prévoyait le précédent accord, étant resté lettre morte.

Ouakaltio OUATTARA

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Par Ouakaltio OUATTARA

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