Légère embellie dans la filière hévéa

Le gouvernement est déterminé à maintenir l’attractivité de la filière hévéa pour les producteurs.

Les dix premiers mois de l’année 2016 ont été marqués par une hausse des exportations. Du baume au cœur pour les planteurs d’hévéa qui, désabusés, s’étaient tournés vers les cultures alternatives avec la chute du prix du kilogramme de latex de 2011 au début de cette année.

416 231 tonnes de latex exportées de janvier à octobre de cette année, contre 360 909 durant la même période en 2015, soit une progression de 15,3%. L’information qui circulait dans la filière depuis quelques temps déjà, a été rendue publique en fin de semaine dernière par l’Agence Ecofin. Cette croissance des exportations est attribuée à une hausse de la production liée à la légère hausse des prix constatée au mois de juillet. Le prix du kilogramme de caoutchouc naturel est passé à 271 francs CFA, contre 260 francs au mois de juillet dernier, soit une hausse de 4%. Au niveau mondial, les cours avaient rebondi en raison du phénomène climatique El Niño, lui-même suivi de pluies abondantes qui ont affecté les quotas d’exportation de la Thaïlande, de l’Indonésie et de la Malaisie, explique l’ingénieur agronome Philippe Kouadio, propriétaire d’une plantation d’hévéa dans la sous-préfecture d’Agnibilékrou.

Stabilisation des revenus

Déjà, au mois de février, des indices laissaient présager que la production de latex devrait passer de 340 000 tonnes en 2015 à 359 000 tonnes cette année. De sorte que la récolte a pu s’effectuer sur toute l’année. Cela a permis aux producteurs de s’assurer des revenus stables et d’avoir un retour sur investissement dans un délai plus court. Pourtant, face au recul des prix de 942 francs CFA le kg en 2011, à 228 francs CFA, au début 2016, les agriculteurs se sont tournés vers des cultures alternatives, comme le manioc. En son temps, certains planteurs avaient même confié que ceux d’entre eux qui se maintenaient encore dans la filière peinaient à entre- tenir leurs champs. Par ailleurs, le gouvernement avait offert une assistance technique aux planteurs, en juillet dernier, pour l’amélioration de leurs systèmes de production et le renforcement de leurs capacités. Cette réforme prévoyait également la mise en place d’un organe étatique de régulation, de suivi et de contrôle des activités de la filière, ainsi qu’une actualisation des mécanismes de fixation des prix aux planteurs, afin de parvenir à une répartition plus équilibrée du revenu généré par la chaîne des valeurs. Ce qui a sans aucun doute contribué à rassurer, un tant soit peu, les acteurs de la filière.

Benoît TANOH

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