Mohamed Diaby : Promouvoir l’agro-alimentaire au-delà des frontière

Zatwa Impex est une petite entreprise spécialisée dans l’exportation de fruits et légumes. Depuis peu, elle est entrée dans la transformation des matières agricoles. Son premier responsable, Mohamed Diaby, entend valoriser la culture ivoirienne à travers les produits locaux.

Reconstituée en novembre 2017, le principal produit de Zatwat était, jusqu’à fin 2018, l’exportation de la noix de coco. Puis elle a réorienté sa stratégie vers la transformation et les produits dérivés du manioc : attiéké, placali, feuilles, farines, etc., avec des plates-formes à l’international et sur le marché local. « L’attiéké est un produit que les Ivoiriens connaissent, mais il n’avait pas encore été présenté et conditionné de cette façon », déclare Mohamed Diaby, titulaire d’un MBA en commerce international et d’un Master en finance de marché de champs et risques. Après son séjour à Londres, courant 2012 - 2013, il a été confronté à un dilemme. Celui de rentrer dans un système et d’avancer à pas de caméléon ou de répliquer ce qu’il avait appris. Passionné de marchés financiers, le jeune entrepreneur finit par opter pour cela. « Tout cela n’aurait pas été faisable s’il n’avait pas eu un mental d’acier et su s’entourer de gens bien » pour transmettre ses connaissances.

Qualité et hygiène Constituée de 7 personnes, Zatwa travaille avec des importateurs, surtout pour la noix de coco, produit d’exportation typique. Un conteneur contient entre 40 et 50 000 noix de coco sélectionnées, traitées, mises en palettes puis conditionnées une à une par une dizaine de dames spécialisées dans le calibrage et la mise en sachet. Il coûte 12 millions. L’attiéké, le placali et les autres produits sont localement commercialisés depuis quatre semaines et souvent expédiés dans la sous-région. « L’unité de 500 grammes coûte 350 francs contre 225 pour le placali ». Aujourd’hui, Zatwa compte une cinquantaine de clients et 500 employés, majoritairement des femmes, pour l’attiéké. Pour que le manioc soit bien traité, de la broyeuse au produit fini mis en sachet, Zatwa emploie 40 dames ou plus, selon les commandes.

Marie-Brigitte KOMONDI

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