L’entreprenariat féminin se consolide

Pour Mme Touré Massogbè (Commission développement de l’entreprenariat féminin) : l’émergence des femmes commence avant 2020.

À quelques trois ans de l’horizon 2020, censé être celui où la Côte d’Ivoire se hissera au rang des pays ayant un indice de développement humain (IDH) et un Produit intérieur brut (PIB) en hausse constante, JDA marque un arrêt sur le poids et les performances des entreprises dirigées par des femmes.

Les statistiques fournies par le Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI) montrent que sur 800 entreprises créées en Côte d’Ivoire en 2015, 133 appartiennent à des femmes », a révélé la présidente de la Commission développement de l’entreprenariat féminin (CDEF), Madame Touré Diabaté Massogbé, lors de la 2è « Journée de l’entreprenariat féminin », en octobre 2016. Ces chiffres montrent que la gent féminine est de plus en plus entreprenante. Au cœur de l’émergence Or, si l’on en croit une étude sur les conditions d’un apport efficient des femmes entrepreneurs à l’émergence de la Côte d’Ivoire, présentée en mars 2015, « l’entrepreneriat féminin apparaît comme un outil efficace ». En juillet 2014, Jean Kacou Diagou, alors président du patronat ivoirien, attirait déjà l’attention des pouvoirs publics sur cette réalité : « les pays dans lesquels les femmes sont traitées sur un pied d’égalité avec les hommes j o u i s s e n t d’une meilleure croissance économique ». Il ajoutait que « les entreprises qui comptent des femmes parmi leurs dirigeants affichent les meilleurs résultats ». Par ailleurs, selon cette même étude, réalisée par des chercheurs de la Cellule d’analyse des politiques économiques (Capec) et du Centre ivoirien de recherches économiques et sociales (Cires), du point de vue de la formation et des capacités managériales, 42,7% desfemmes justifiaient d’un niveau master minimum, dans le secteur formel. 75% d’entre elles avaient une formation technique dans le domaine dans lequel elles exerçaient, et 83,3% avaient eu une expérience professionnelle. Dans le secteur informel, elles étaient 43,2% ayant reçu une formation initiale de niveau primaire. Sur la base de ces chiffres, l’étude déduisait que dans le secteur formel, les entreprises dirigées par des femmes ayant une formation technique ont un chiffre d’affaires élevé. Dans l’informel, les entreprises performantes sont celles qui sont pilotées par leurs propriétaires et qui emploient d’autres femmes. Toutefois, la même étude révèle que les entreprises dirigées par les femmes ont un chiffre d’affaires moyen inférieur à celui de celles ayant à leur tête un homme, quel que soit le secteur. Le chemin est encore long…

 

Benoît TANOH

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