Zone CFA : La dette publique en légère progression

Les économies ouest africaines restent dynamiques.

La dette publique des pays membres de l’UEMOA a connu une hausse d’un peu plus de 2% en 2018, comparativement à 2017, à cause d’opérations budgétaires inférieures à la normale.

La dette publique des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a augmenté de 50,1% en 2017 à 52,5% du PIB en 2018, selon un communiqué publié mercredi 19 mars par le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI). Ce communiqué précise que le service de la dette totale aurait atteint 33% des recettes publiques contre 26,4% l’année précédente.

Dynamique La dette publique et ses coûts de service ont augmenté à cause d’opérations budgétaires inférieures à la normale. En dépit de chocs défavorables sur les termes de l’échange et de problèmes de sécurité dans certains pays membres, le conseil du FMI estime que la croissance du PIB réel a dépassé les 6%, pour la septième année consécutive, en 2018. Une croissance alimentée par la vigueur de la demande intérieure. « L’activité économique reste forte, avec une inflation maîtrisée », ajoute le FMI, précisant que le déficit budgétaire global a été réduit de 0,5 point de pourcentage du PIB et que les réserves extérieures ont augmenté principalement grâce aux émissions d’euro-obligations. Le taux de déficit du compte courant extérieur est passé de 6,6% du PIB en 2017 à 6,8% en 2018. Le FMI s’explique cette augmentation par la vigueur des dépenses d’équipement en capital, mais également par la détérioration des termes de l’échange liée à la hausse des prix mondiaux du pétrole. La liquidité du système financier s’est progressivement améliorée à la suite des importantes émissions d’euro-obligations, ce qui a également réduit la demande de financement des États souverains sur le marché de la dette régionale. L’institution internationale rappelle également que d’importantes réformes du secteur bancaire ont été mises en œuvre en 2018, notamment le passage aux normes prudentielles de Bâle II / III, de nouvelles règles de comptabilité bancaire, une supervision basée sur une approche de consolidation sensible aux risques des groupes et des étapes pour opérationnaliser le nouveau cadre de résolution de la Commission bancaire. Ainsi, pour la croissance, le FMI prévoit un chiffre supérieur à 6% à moyen terme, en supposant que l’assainissement budgétaire respecte le critère de convergence du déficit budgétaire régional à 3% du PIB, élimine les opérations budgétaires inférieures à la normale à partir de cette année et poursuive la mise en œuvre des réformes structurelles.

Ouakaltio OUATTARA

 

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