Jean-Delmas Ehui : Agriculteur Hi -Tech

Si on ne peut parler de croissance de l’Afrique sans parler de l’agriculture, certaines personnes sont convaincues que l’avenir de ce secteur de production repose sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Jean-Delmas Ehui en fait partie.

Fondateur de projet Lôr Bouôr pour mettre les TIC au service de l'agriculture ivoirienne afin de la rendre plus performante et plus compétitive, Jean-Delmas Ehui veut répondre à certains problèmes du monde rural, la paupérisation, la désorganisation du secteur vivrier et la hausse du coût de la vie.

Les TIC aux champs Selon cet ingénieur, il s’agit de mettre sur pied une plateforme intégrée qui met en relation les acteurs du secteur agricole, fait u conseil et assure la promotion de l'agriculture moderne. Le projet repose sur la gestion en ligne des Coopératives, un portail d'information, de formation, de mise en relation doublé d’une application SMS de diffusion et de consultation des prix et tendances des produits sur les marchés urbains et ruraux. Une idée née d’une expérience de trois ans comme consultant sur des projets dans le domaine de l'agriculture, où il était chargé de développer des outils de collecte et d'analyse des données. « Cette expérience m'a permis de prendre conscience de la réalité et des bénéfices que pouvait engendrer l'utilisation des TIC », explique Jean-Delmas, la trentaine. Cible principale, les coopératives agricoles, qui ont accueilli ce projet « avec beaucoup d'enthousiasme », notamment pour l'optimisation de la gestion, l'amélioration de la production et l'ouverture sur à de nouveaux marchés. Au plan économique, l'apport principal sera l'amélioration durable du revenu du paysan, mais le projet englobe également un volet social. « Réduire considérablement la fracture numérique et contribuer à la sécurité alimentaire en permettant la distribution rationnelle des denrées sur l'ensemble du territoire », souhaite son concepteur.  « La plupart des agriculteurs sont handicapés par un manque de modernisation de la gestion et par l'absence de systèmes informatiques. C'est ce que Lôr Bouôr va changer : cela permettra de fournir des statistiques claires et concises sur leurs activités, leurs productions ou encore leurs parcelles et de remplir les conditions de base pour obtenir un financement ».

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