Dissa Nafon : Le maitriseur du cacao

Très jeune, il quitte sa région natale (le nord) pour une aventure au centre de la Côte d’Ivoire, précisément à Daloa. Pendant, un an, en qualité de métayer. Une situation que vite, en compagnie de son épouse, Dissa Nafon va abandonner pour se retrouver à l’ouest du pays, dans la région du Guémon, à Duékoué.

À force de persévéré, Dissa Nafon est couronné meilleur producteur de cacao en 2017. Mais que de chemin parcouru pour parvenir à un tel résultat. « C’est en 1987 que j’ai suis venu à Duékoué pour prendre ma forêt. Quand j’ai pris la parcelle, c’était dur. Je n’avais plus rien » déclare-t-il.  La galère Dissa Nafon l’a connue et a vécu sa première année d’installation à Binaho, le village qui l’a reçu. La deuxième année, pour parer à toutes éventualités, il cultive de l’igname, du gingembre et de la banane. En plus de ces cultures vivrières, il élève des poulets qui lui rapporteront 30 000 Francs CFA après la vente. Les productions vivrières lui permettront de survivre quand l’argent de la vente des poulets servira à donner l’avance d’une parcelle de 12 hectares, qu’il paiera de façon échelonnée en travaillant aussi pour son tuteur.

La tête hors de l’eau Aujourd’hui, Dissa Nafon revendique 124 hectares de cacao, 25 hectares de café, 85 hectares d’hévéa, 30,5 hectares d’anacardes et 86 têtes de bœuf. En 2015, il reçoit le prix du troisième meilleur producteur de la Côte d’Ivoire. L’année suivante, il prend le deuxième prix. Et, comme un athlète infatigable, Dissa Naffon finit par monter sur le haut du podium en occupant la prestigieuse place de meilleur producteur de cacao de l’année 2017. Son mérite est reconnu au plus niveau de l’Etat ivoirien avec beaucoup de lots à l’appui. À Binaho comme à Pinhou, Dissa Nafon aide tout le monde. Installer les jeunes manœuvres qui passent chez lui, Dissa Nafon en a fait son travail. Il les aide en leur apportant un financement qu’ils pourront lui rembourser plus tard. Plus d’une centaine de jeunes ont été aidés. « Ce que je peux dire aux jeunes ivoiriens qui quittent le pays pour l’Europe en passant par la Libye, c’est de se calmer et d’être patients. En Côte d’Ivoire, il y a de l’argent. Ici si tu cherches, tu gagnes et abondamment pour toi. ».

Brigitte Komondi

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