Filière viande : à la recherche de la maîtrise des prix

La filière viande doit être normalisée pour stabiliser les prix.

Le ministère du Commerce a organisé le 30 juin, une table ronde en vue de réfléchir sur les différents maux qui minent la filière viande, dont les prix font le yoyo. La mise en œuvre des propositions issues de cette séance de travail devrait permettre de maîtriser les coûts sur le marché.

Structure des prix, mise en place d’un système d’information des mar- chés, analyse du circuit de distribution, ces différents sujets viennent d’être passés en revue dans le cadre d’une table ronde sur la commercialisation du bétail et de la viande en Côte d’Ivoire. L’objectif visé est de permettre au chef de l’État d’avoir une photographie réelle de ce qui se passe dans ce secteur et de prendre les mesures nécessaires. Dans son intervention le 1er mai dernier, il avait affirmé qu’il comprenait les plaintes de ses compatriotes face à la cherté de la vie. Afin de mettre en œuvre une stratégie qui permettrait de maîtriser le coût de la viande sur le marché et d’améliorer le sort des consommateurs, les acteurs de la filière viande et bétail ont donc été invités par le ministre du Commerce à identifier toutes les entraves à la compétitivité du secteur. « Je vais personnellement présenter au président de la République le niveau de res- ponsabilité et les mesures que nous devons prendre. Ayez donc le courage de dire ce qui se passe, et des mesures seront prises », les a encou- ragé Jean-Louis Billon. Les faux frais, le racket, les coûts de transport élevés, les cartels communautaires, les intermédiaires véreux et l’inorganisation des acteurs de la filière serait donc l’ensemble de facteurs à l’origine des surcoûts facturés aux consommateurs.

Variations géographiques Il faut rappeler qu’en dépit d’un accord signé le 4 novembre 2015 entre l’État de Côte d’Ivoire et les acteurs de la filière viande et bétail qui stipule que le kilogramme de viande de bœuf baisse de 400 francs CFA, ce prix connait des variations selon la situation géographique. Ainsi, si à l’abattoir de Yopougon et au marché d’Adjamé, la viande avec os se négocie à 2 200 francs CFA, à Cocody, il oscille entre 2 300 et 2 400 francs CFA. Ces fluctuations s’observent également sur différents marchés de l’intérieur du pays. À Bouaké, dans la région de Gbèkè, le kilogramme de viande avec os est passé de 2 000 à 2 200 francs CFA, quand la viande sans os est cédée à 2 500 francs CFA, voire à 3 000 francs CFA en fonction de la qualité. À Yamoussoukro, le kilo sans os est vendu à 2 000 francs CFA. Seuls les consommateurs d’Ouangolodougou, au nord du pays, ont la chance de s’offrir le kilogramme de viande à 1 400 francs CFA. Devant cette situation qui, manifestement échappe au gouvernement, Jean-Louis Billon a déploré qu’en dépit des politiques de valorisation de la production animale nationale, la Côte d’Ivoire ne soit pas encore un pays auto-suffisant en matière de protéines animales.

Benoît TANOH

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