Le coiffeur ambulant devenu grand patron

SylvaIn GBOPO

Une lame et un peigne. C’est tout ce dont a eu besoin Sylvain Gbopo pour se lancer dans la coiffure en 1984. Devenu patron de Gbedjess Institut à Treichville, il se prépare à ouvrir un autre salon à Cocody.

Entre le Carrefour de la vie et l’École nationale de la Gendarmerie à Cocody, le deuxième salon de coiffure de Gbedjess Institut ouvrira dans quelques semaines. Son promoteur, Sylvain Gbopo, explique qu’avec ce nouvel espace, ses clients de Cocody n’auront plus besoin de se rendre à Treichville pour bénéficier des prestations qu’offre cet institut qu’il qualifie d’unique en son genre. Ici, en même temps que la coiffure, le client peut bénéficier de soins de manucure et pédicure. Une offre qu’hommes et femmes, toutes couches sociales confondues, personnalités politiques, sportifs et artistes semblent apprécier, pour des prix variant de 2 000 à 30 000 francs CFA.

Fulgurante ascension

« J’ai commencé comme coiffeur ambulant avec pour clients les enfants et les jeunes. J’avais pour seul instrument une lame appliquée sur un peigne en guise de tondeuse. Mes prestations variaient de 10 à 15 francs CFA par tête. C’était en 1984», confie, avec fierté, Sylvain Gbopo. Le patron de Gbedjess Institut rapporte qu’après avoir arrêté ses études en classe de 3ème, il a commencé par s’installer dans un tout petit kiosque en bois construit avec la somme de 30 000 francs CFA. Trente-deux ans après, c’est un salon moderne à Treichville, réalisé avec un investissement sur fonds propres de 60 millions, qui permet à ce chef d’entreprise de 43 ans de faire travailler des coiffeurs et esthéticiennes. « Ma fierté, c’est qu’aujourd’hui j’emploie une cinquantaine de collaborateurs, dont le salaire varie entre 60 000 et 150 000 francs CFA. » Une source de motivation pour Sylvain, qui ne manque pas d’ambitions, malgré les difficultés rencontrées depuis le début de son aventure d’entrepreneur. « Je rêve de faire de Gbedjess Institut une enseigne avec des complexes de beauté dans différentes communes d’Abidjan», conclue t-il.

Benoît TANOH

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