PME: La pression fiscale, frein au développement ?

Les PME se plaignent d’une fiscalité trop lourde, malgré certaines exonérations.

Pour le premier trimestre 2017, les services des impôts ont collecté près de 470 milliards de francs CFA au premier trimestre 2017. Mais du côté des PME, on se plaint d’une fiscalité trop lourde.

Les recettes brutes du premier trimestre 2017 sont de 469,6 milliards de francs CFA pour un objectif global de 456,8 milliards de francs CFA », a annoncé Abou Sié Ouattara, directeur général des Impôts, il y a une semaine. Selon lui, « en comparaison avec les résultats bruts du premier trimestre 2016, qui étaient de 420,5 milliards, les recettes de ce trimestre sont en progression nette de 11,7%. » Des résultats qui s’expliquent par les reformes au niveau du contrôle fiscal, ainsi que M. Ouattara l’a récemment expliqué aux entreprises de la Chambre de commerce européenne en Côte d’Ivoire (Eurochamci). Ces chiffres raviront les PME, mais ces dernières estiment que la pression fiscaledemeure encore trop forte.

Pour Venance N’Guessan Kouadio, directeur administratif et chargé des formations à Collar Corporation, une start-up qui a vu le jour en 2014, « si les services des impôts ont pu collecter près de 470 milliards de francs CFA au premier trimestre 2017, c’est une bonne chose quand on connaît l’importance de l’impôt dans la construction des routes, des infrastructures et autres projets de développement ».             
Pérennisation Toutefois, même si la patente est désormais collectée au terme de la troisième année d’exercice, certains entrepreneurs se plaignent du fait que certainereformes sapent la création des entreprises, notamment le fait que le Bénéfice industriel commercial (BIC) soit payable dès la seconde année d’existence, alors que la pérennité d’une entreprise n’est pas garantie pendant cette période. « Pour l’État, si une jeune entreprise a tenu deux ans, cela veut dire qu’elle a encore des ressources. Pourtant, une étude réalisée par le CIRES en 2014 a révélé que « plus de 70 % des entreprises créées n’ont pas vécu plus de deux ans ». Or, pour les entrepreneurs, l’État devrait faire en sorte que les entreprises puissent vivre, afin de continuer de prélever les impôts, « comme cela se fait dans la sous-région, notamment au Ghana et au Nigéria », croit savoir Venance N’Guessan Kouadio.
 

Benoit TANOH

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