Prix du carburant à la pompe : Un « mécanisme » particulier

Le prix du super grimpe contre un gasoil stable

Depuis un certain temps le carburant à la pompe connaît une série de hausses en Côte d’Ivoire. Et le prix du baril de pétrole n’est pas le seul coupable.

Depuis le 1er septembre, le litre de super est passé de 610 à  620 francs CFA, contre 580 francs CFA en novembre 2017, en quatre augmentations. Le mécanisme automatique de fixation des prix mis en place en avril 2013 visait à répercuter les variations des cours internationaux du pétrole sur les prix de détail intérieurs, pour préserver les recettes tirées des taxes sur les carburants.  «Avant, lorsque le prix du baril augmentait à l’international, le prix de l’essence grimpait aussitôt, et quand les tarifs baissaient, il n’en était malheureusement rien à la pompe », explique Ben N’Faly Soumahoro, Président de la Fédération ivoirienne des consommateurs le Réveil (FICR). Malgré ces réglages, la compréhension du système n’en est pas aisée. Pour la dernière hausse, selon des sources proches du ministère du Pétrole, les négociations ont été âpres entre acteurs et gouvernement. L’augmentation aurait pu être 4 fois plus élevée à cause de la flambée du prix du baril (de 51 à 91 dollars), mais l’État a décidé d’en subventionner une partie. D’après un récent rapport du Fonds monétaire international (FMI),  « le dispositif prévoit des subventions croisées entre l’essence et le diesel qui, utilisé dans le secteur des transports, est socialement et politiquement sensible. Ces subventions entrent en jeu lorsque le prix du diesel excède un certain seuil (615 francs CFA) afin d’atténuer toute nouvelle hausse du prix à la pompe de ce carburant »l. Quelquefois aussi, selon Marius Comoé, Président  de la Fédération des associations de consommateurs actifs de Côte d'Ivoire (FACA-CI), la hausse intervient à l’interne et il indexe les taxes. Parmi elles, la Taxe spécifique unique (TSU), le droit d’entrée, la redevance statistique, la redevance portuaire, etc. Pour M. Comoé,  certaines de ces taxes, comme la Taxe spécifique unique (220 francs CFA actuellement), doivent être ajustées. Et ce n’est pas tout. « Récemment, le gouvernement a ajusté les prix à la pompe pour aider la Société ivoirienne de raffinage, qui était en difficulté. Tout cela pour montrer combien les facteurs sont multiples», ajoute le Président de la FACA-CI. « Les conséquences sont relatives. Avec la hausse du prix du super, il n’y a que la poche des automobilistes qui souffre. Mais si la hausse avait concerné le gasoil, les répercutions auraient pu être considérables », explique-t-il.

Raphael TANOH

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