Abidjan capital de la noix de cajou

La noix de cajou ne fait plus rêver les producteurs.

Les acteurs du monde de la noix de cajou se donnent rendez-vous à Abidjan au cours du premier trimestre 2020. L’occasion sera belle pour ces derniers, d’échanger sur les dispositions à prendre en vue de booster le secteur.

La Convention mondiale de cajou (CMC), le plus grand symposium de la filière anacarde, se tiendra à Abidjan du 12 au 14 février 2020 en vue de booster la transformation de la noix de cajou. Ce symposium international,  une première sur le continent africain, sera conjointement organisé avec la 3ème édition des Journées nationales des exportateurs de cajou de Côte d’Ivoire (JNEC-CI) en collaboration avec le bureau exécutif de l’Association des exportateurs de cajou de Côte d’Ivoire (AEC-CI) autour du thème, «Quel écosystème durable pour le secteur mondial du cajou». Ces deux évènements enregistreront plus 2 000 participants dont 600 experts et chefs d’entreprises de l’Asie, 400 autres de l’Europe et de l’Amérique et plus de 500 en provenance des pays producteurs d’Afrique.

Sauver la filière  Ce symposium qui se tiendra à moins de deux mois avant la campagne  2020 de la noix de cajou, sera l’occasion pour les acteurs africains et surtout ivoiriens, de mener des réflexions afin de d’élaborer des pistes pour sauver la filière. Premier producteur de la noix de cajou avec une production estimée à 75 000 tonnes, la Côte d’Ivoire ne transforme que 10% de sa production. Avec une volonté politique assez timide pour le secteur, les mesures incitatives et l’arrivée de plusieurs opérateurs, plusieurs conditions sont réunies pour booster le taux de transformation à 50% en 2020. Mais les défis restent encore énormes. A katiola à la fin novembre, le Président de la République Alassane Ouattara insistait sur le fait que des dispositions soient prises afin que les prix bords champs aux producteurs soient revus à la hausse. Mais selon certains acteurs du secteur seule la transformation ne peut faire le bonheur des producteurs. « En plus de la transformation, il faudra trouver des marchés de consommateurs sur place ou dans la sous-région et cela est une autre paire de manche » explique Yves Koné, un des spécialistes de la question. Pour la campagne 2019, plusieurs producteurs gardent encore des stocks d’invendus malgré les efforts du gouvernement à revoir les prix à la hausse. Une situation qui a contribué à décourager certains d’entre eux dans l’entretien de leurs vergers. 

Yvann Afdal

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