La Tunisie : un nouveau pays de transit et d’immigration

Si la Tunisie a échappé au destin chaotique d’un monde arabe qui oscille entre guerre civile et dictature, elle se trouve à la croisée des chemins. Le pays, qui est encore dans un difficile processus de transition démocratique, peine à sortir de la crise économique et sociale.

Si la Tunisie a été essentiellement un pays d’émigration pendant des décennies, elle est devenue, particulièrement depuis l’année 2011, un pays de transit, voire d’immigration pour de jeunes Subsahariens. L’intervention militaire en Libye en 2011, sous mandat du Conseil de sécurité, mais dont les objectifs initiaux ont été outrepassés lorsque le colonel Mouammar Kadhafi (qui dirigeait le pays) a été destitué, puis tué, a profondément déstabilisé la région, notamment en termes de dynamiques migratoires. Plus de 8 ans après la fin de la guerre en Libye le 23 octobre 2011, le pays n’est pas encore stable. Au contraire, il s’enfonce de plus en plus dans une guerre qui semble durable. Côté migration, de nombreuses personnes, originaires non seulement d’Afrique de l’Ouest et de l’Est, mais aussi d’Afrique du Nord, de Syrie ou encore du Bangladesh, venaient depuis plusieurs années jusqu’en Libye pour y trouver un emploi ou l’asile. Avant la guerre, on estimait le nombre de migrants à 2 millions de personnes sur une population libyenne de 6 millions d’habitants. Dès le déclenchement des événements en Libye, 800 000 migrants ont quitté la Libye vers les pays voisins (Tunisie et Égypte essentiellement)

Pression sur les migrants Durant et à l’issue de cette intervention, le nouveau gouvernement tunisien a donc accepté l’édification, par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), d’un imposant camp de réfugié à Choucha dans le Sud tunisien, à quelques kilomètres de la frontière tuniso-libyenne. Celui-ci était surtout géré jusqu’en 2013 par les agences onusiennes, telles que l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et l’UNHCR. À la fermeture du camp, les situations irrésolues de quelques centaines de réfugiés ont perduré jusqu’à aujourd’hui, mettant en exergue un des travers de la situation politique actuelle : le manque de normes régissant le statut des étrangers et garantissant des conditions d’un séjour digne pour les Subsahariens en Tunisie. Les Subsahariens en Libye demeurent entre le marteau d’une Europe qui ne cesse de fermer ses portes, signant un accord en 2017 avec le gouvernement en place de Faez Sarraj dans lequel elle fournit du matériel et des fonds pour empêcher les départs des migrants sur les côtes et les ramener dans les camps de rétentions, et l’enclume des violences que ces migrants subissent dans un pays miné par une guerre civile dont les Subsahariens sont les premières victimes.

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