« Mon Artisan » : Quand l’informel se digitalise

Besoin d’un plombier ou d’un électricien en urgence ? « Mon Artisan » est la plateforme de compétences à la demande qui permet de trouver rapidement et facilement des artisans à proximité, testés, évalués et recommandés pour des travaux de maintenance et de dépannage. Elle est l’œuvre d’un jeune entrepreneur ivoirien, Kevin Sesse, qui a décidé d’user des merveilles du numérique pour professionnaliser l’informel et créer de la richesse.

Kevin Sesse veut redynamiser le secteur informel. Conscient de son potentiel, il compte avec « Mon Artisan », contribuer à rendre viable le secteur de l’artisanat sur le continent pour que ses acteurs économiques soient plus performants. Issu d’une famille modeste, notre jeune entrepreneur va enchaîner au départ les petits boulots. Puis, avec le soutien de deux amis, il créé « Mon Artisan », qui veut réinventer le secteur informel en le rendant plus prospère grâce au digital. Auparavant, pour trouver un plombier ou un électricien, il fallait en passer par le bouche-à-oreille ou de  petites annonces sur les arbres. « Mon Artisan » certifie les compétences de ces travailleurs et donne une visibilité à leur travail.

Digitaliser l’informel « Il nous fallait rassembler les clients de la classe moyenne et d’excellents prestataires pour des travaux de dépannage à domicile ou de rénovation », indique Sesse, qui a identifié les métiers dynamiques du secteur. C’est en 2017 que la plateforme de mise en relation va prendre forme. « Il nous a fallu entre six et huit mois pour tester notre solution et notre business model », explique-t-il. Aujourd’hui, plus d’une vingtaine de métiers sont recensés. « Nous vérifions les références des clients et les compétences et le statut juridique des postulants ». «Nous avons actuellement 500 artisans qui ont réalisé plus de 6 000 prestations pour 4 000 clients ». Cela représente plus de 300 millions de francs CFA par an en termes de flux de transactions. « Mon Artisan » espère faire évoluer les regards sur ces travailleurs. « Nous ne pouvons pas former que des intellectuels. Il nous faut aussi des manuels », conclut Kevin Sesse.

Anthony NIAMKE

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