Les producteurs et responsables de sociétés coopératives du Haut-Sassandra appellent au dialogue et refusent tout blocage de la commercialisation du café et du cacao. Ils contestent notamment les mots dordre de grčve attribués au SYNAPCI et ā son président, Koné Moussa.
Le ton est ferme chez les producteurs et responsables de sociétés coopératives du Haut-Sassandra. Dans une communication adressée à la presse, ils ont exprimé leur « profonde indignation » face à la diffusion, sur les réseaux sociaux, de mots d’ordre de grève ainsi qu’à des courriers invitant certaines sociétés coopératives à suspendre ou à différer la commercialisation de leurs produits agricoles.
Pour ces acteurs de la filière, aucune organisation ne saurait engager l’ensemble des producteurs sans disposer d’un mandat de toutes les composantes du secteur. Ils mettent ainsi en garde contre toute initiative susceptible de perturber la campagne café-cacao 2026-2027, de bloquer la commercialisation des produits ou de fragiliser les intérêts économiques et sociaux des producteurs.
L’enjeu est d’autant plus sensible que la rentrée scolaire intervient dans une période où de nombreuses familles doivent faire face à leurs charges. Les producteurs du Haut-Sassandra estiment qu’ils doivent pouvoir vendre librement leur production et disposer de leurs revenus, notamment pour assurer la scolarité de leurs enfants. Ils refusent, en conséquence, que leurs intérêts soient liés à des mots d’ordre auxquels ils n’auraient pas librement souscrit.
Au-delà de cette contestation, les signataires appellent l'exécutif à accorder une attention particulière à ces initiatives et à privilégier la sérénité, le dialogue et le respect des mécanismes institutionnels dans la gestion de la filière. Ils rappellent que le café-cacao réunit plusieurs familles d’acteurs et qu’aucune organisation syndicale ne peut, à elle seule, prétendre parler au nom de l’ensemble des producteurs et des coopératives.
Les producteurs réaffirment, par ailleurs, leur attachement à l’Organisation interprofessionnelle agricole (OIA) Café-Cacao, présentée comme un cadre de représentation et de concertation. Ils invitent leurs pairs à y faire remonter leurs préoccupations et propositions. Ils saluent également les efforts consacrés au Système national de traçabilité, destiné à renforcer la traçabilité et la sécurisation de la commercialisation du café et du cacao ivoiriens.
Leur position tient en quelques mots : pas de blocage, mais le dialogue, la responsabilité et la concertation. Ils se disent enfin disponibles auprès du ministère de l’Agriculture, du Conseil du Café-Cacao et de l’OIA pour contribuer aux actions d’information, de sensibilisation et de formation liées à la campagne 2026-2027.
SYS


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