La Côte d’Ivoire progresse dans le renforcement de ses capacités d'apprentissages

La Côte d’Ivoire a progressé dans le renforcement de ses capacités en développant des outils de mesure normalisés et standardisés, a fait savoir la coordonnatrice générale du programme de Recherche-Action sur la Mesure des apprentissages d’Alphabétisation et des Alternatives Éducatives (RAMAED) à l’institut de l’UNESCO pour l’Apprentissage tout au long de la vie (UIL), Madina Bolly. C’était ce jeudi 28 mars 2024 à Abidjan-Plateau, au terme d’une rencontre que lui a accordée la ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, Mariatou Koné.

Madina Bolly effectue une visite en Côte d’Ivoire du 26 au 29 mars 2024, sur invitation du Ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation (MENA) à travers la Direction de la Coordination et du Suivi des Programmes d’Alphabétisation (DCSPA), assurant le Secrétariat exécutif de la RAMAED en Côte d’Ivoire.

« Cette importante réunion avec la ministre de l’Education se situe au niveau de l’alphabétisation, plus précisément sur la production de données solides pour l’orientation des politiques éducatives au niveau de la Côte d’Ivoire. Nous avons donc présenté l’état d’avancement de ces travaux et aussi le renforcement des capacités », a-t-elle dit. Et d’ajouter : « (…) La Côte d’Ivoire a progressé dans le renforcement de ses capacités en développant des outils de mesure normalisés et standardisés. Maintenant, le pays se prépare à lancer une enquête pilote, menée en français selon sa préférence ».

La RAMAED qui représente une avancée novatrice dans le domaine de la recherche-action sur la mesure des acquis d’apprentissage, a pour objectif d’accompagner les pays participants à mettre en place un système de suivi et d’évaluation de la qualité de l’offre d’alphabétisation.

En Côte d’Ivoire, il s’agit de remettre à niveau les capacités nationales dans la mise en œuvre de la RAMAED et partager l’état d’avancement du programme, de stabiliser et d’adapter le matériel d’enquête (Cahiers d’épreuves pour les apprenants et livrets pour les évaluateurs). Aussi, de revoir le canevas pour le choix de l’échantillonnage et de rencontrer des partenaires pour leur implication dans la RAMAED.

Pour le directeur de la DCSPA, Dr Yves Souhan SEA, « la RAMAED est un élément très fondamental pour notre Direction, en ce sens que sa méthodologie, son approche, ses outils vont nous permettre de pouvoir faire l’évaluation des apprentissages, à l’effet de produire des données statistiques probantes, factuelles ».

A l’en croire, la visite de la coordonnatrice générale de la RAMAED vient à point nommé. « Elle vient pour renforcer nos capacités, nous permettre de pouvoir nous approprier des outils de mesure d’apprentissage développés par ce projet, en vue de les tester sur les bénéficiaires », a-t-il dit. 

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