Lopinion nationale ivoirienne est polarise, depuis quelques semaines, par une certaine "turbulence" que traverse le Conseil National des Droits de lHomme de Cte d'Ivoire, Institution Nationale en charge de la promotion et la dfense des Droits de lHomme.
Les débats tournent autour de la question de l’impartialité présumée ou non du nouveau président élu de cette Institution.
L'Académie panafricaine des droits de l'homme ( ACPANAFDH) note que les membres du CNDH ont été renouvelés, pour un mandat de six ans, non renouvelable, en remplacement des 12 commissaires nommés depuis mars 2019, et dont le mandat arrivait à son terme en mars 2025. Une rallonge exceptionnelle a été accordée jusqu’au 31 décembre 2025 aux membres du CNDH, afin de leur permettre de jouer pleinement leur partition dans l’observation de la Présidentielle ivoirienne d’octobre 2025.
Le renouvellement amorcé le 8 janvier 2026, a commencé par la désignation des représentants des faîtières et des organisations de la société civile.
Au terme du processus, les 12 conseillers se sont retrouvés en Assemblée Générale, le 24 mars 2026, et ont procédé à l’élection des membres du Bureau Exécutif, achevant ainsi le processus.
Ainsi, Dr ADJELOU Christian, M. BAMBA Drissa et Dr NENE-Bi Arsène ont été respectivement élus Président, Vice-Président et Secrétaire Exécutif du CNDH.
Cette élection a été entérinée par le décret n°2026-185 du 2 avril 2026, confirmant ainsi l’élection des membres du Bureau Exécutif du CNDH.
L'Académie panafricaine des droits de l'homme estime que, si les choses semblent se dérouler normalement, l’élection de M. ADJELOU semble tout de même avoir provoqué une levée de boucliers. Certains hommes de médias , des organisations de la société civile et même des observateurs indépendants se sont mis en branle, dénonçant son élection et mettant en doute son impartialité.
Arguant qu’il aurait annoncé sur un plateau de télévision son appartenance au du Rassemblement Des Houphouetistes pour la Démocratie et la Paix ( RHDP), parti politique au pouvoir en Côte d'Ivoire, il ne saurait être impartial dans la conduite de sa mission.
Bien que toute personne ait droit au doute légitime, le nouveau Président du CNDH devrait-il être sacrifié sur l’autel des préjugés,
voire médiatiquement lynché, alors même qu’il n’a même pas encore pris fonctions?
Dr ADJELOU a le droit de faire ses preuves, quitte à le juger " sur pièces" et au pied du mur.
Dr ADJELOU, comme tout citoyen, a droit à la "présomption d’innocence."
En tout état de cause, même lorsque les partis politiques avaient leurs représentants au sein de la CNDHCI en 2005, ces membres n’ont jamais pu transporter les positions de leurs mandants au sein de cette institution.
La tentation et les tentatives n’ont pas manqué mais les INDH ont leurs règles de fonctionnement tirées essentiellement des "Principes de Paris." Leur action est adossée aux instruments internationaux et aux Principes fondamentaux des Droits de l’Homme.
Pour l'Académie panafricaine des droits de l'homme, les membres du CNDH ne sauraient aller au-delà de ce référentiel.
Dr ADJELOU ne peut agir en dehors des règles qui gouvernent le fonctionnement des INDH.
D’ailleurs dans la pratique quotidienne, le fonctionnement du CNDH ne résulte pas de la volonté du seul Président car il s’agit bien d’une gestion collégiale des affaires par un Bureau exécutif, qui traduit en actes les décisions prises par l’Assemblée Générale, l’organe de décision de l’INDH.
Dr ADJELOU n’imposera donc pas un diktat aux deux organes dont il est membre (le Bureau et l’Assemblée Générale) et qui orientent ou exécutent les actions du CNDH.
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Fait à
Genève et Abidjan le 7 avril 2026
Pour l'Académie panafricaine des droits de l'homme ( ACPANAFDH),
Les Présidents:
Me Maurice Massengo Tiasse, Docteur d'Etat en droit et
Yao Noël,
Ancien vice-président de la Commission nationale des droits de l'Homme de Côte d'Ivoire ( CNDHCI)


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