Tandis que les examens de fin d’année ont débuté, le Syndicat national des enseignant du second degré de Côte d’Ivoire (SYNESCI) lance un appel aux acteurs du système éducatif. « J’en appelle (…) à tous les parents d’élèves, aux élèves et à tous les enseignants engagés dans l’organisation, la surveillance, le secrétariat et la correction des examens : faisons bloc pour garantir des examens crédibles, transparents, équitables et honnêtes. Nous devons collectivement refuser toute forme de fraude, de tricherie, de complaisance ou de compromission susceptible de fragiliser la crédibilité de notre système éducatif. L’école ivoirienne ne peut se construire dans la facilité. Elle doit reposer sur le travail, l’effort, la discipline et le mérite », a signifié Ekoun Kouassi, secrétaire national du SYNESCI dans une déclaration, dont nous avons reçu copie.
Résilience
Dans un contexte souvent marqué par de nombreuses difficultés, selon lui les enseignants ont su, « avec responsabilité, engagement et professionnalisme », maintenir le cap afin d’assurer la continuité pédagogique et l’achèvement des programmes. Pour Ekoun Kouassi, cet effort mérite d’être salué avec force et respect. « Notre résilience, notre sens du devoir et notre attachement à la mission éducative constituent une véritable source de fierté. À cette occasion, j’associe également à cet appel les parents d’élèves et les élèves, acteurs essentiels de la réussite scolaire. Aux parents, j’exprime ma gratitude pour les sacrifices consentis, l’encadrement à la maison et l’accompagnement moral et matériel de leurs enfants. Aux élèves, j’adresse un message de courage, de discipline et de persévérance : les examens ne sont pas une fin en soi, mais l’aboutissement d’un parcours qui exige travail, rigueur et honnêteté », a ajouté le leader du SYNESCI. Avant d’interpeller les enseignants.
« Le professeur doit demeurer le gardien des valeurs républicaines et morales de l’école. Chaque acte de rigueur posé dans une salle de composition, chaque copie corrigée avec impartialité et chaque décision prise dans le respect de l’éthique professionnelle renforcent la confiance dans notre institution éducative », a conclu Ekoun Kouassi.
Jonathan LARGATON


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