L’étau se resserre autour de tous ceux qui ont participé à l’attaque du poste sécuritaire de Kafolo, à la frontière avec le Burkina Faso. Cette agression a fait périr 12 soldats ivoiriens et occasionné 6 blessés. Du côté des assaillants, un seul terroriste a perdu la vie. Pratiquement un mois après cette attaque terroriste, les enquêtes avancent bien et pourraient même s’accélérer. De sources proches des investigations, grâce à une coopération entre les armées ivoirienne et burkinabè, et surtout à une collaboration parfaite entre population et armée, tout est allé très vite. Après l’attaque, les membres du commando s’étaient dispersés aussitôt à l’intérieur du pays afin de cacher leurs traces. C’est le cas du chef du commando, qui a été interpellé un peu plus tard au sud de la Côte d’Ivoire, dans un village proche de NZianoua (à plus de 100 km d’Abidjan). Des éléments précieux et déterminants pour la suite de l’enquête ont été récupérés, tant sur le site de l’attaque que sur les individus interpellés. Ce sont des matériels de communication, dont des téléphones portables appartenant aux assaillants. En plus d’avoir bénéficié « d’un appui en renseignements militaires », ces derniers auraient obtenu la complicité tacite de certains individus, qui auraient même hébergé quelques-uns d’entre eux. Plusieurs pistes ont menées les enquêteurs dans des villes comme Bouna (nord-est), Bouaké (Centre) et Man (Ouest). Ces itinéraires devaient permettre aux terroristes de regagner leur base au Burkina Faso. Manque de pot pour plusieurs d’entre eux, épinglés dans leurs cachettes.
Éric Diomandé